www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita
 
 
     
 
Le message de l'Inde Retour à la page d'accueilMises à jourLiens favorisCalendrier
 
le

Les thèses religieuses d'Einstein

Comparaison des concepts du célèbre physicien à propos de Dieu et de l'âme avec les croyances hindoues

Par Mark Hawthorne, Californie - Janvier / Février /Mars 2004

Beaucoup de gens, surtout des théologiens, ont accusé Einstein d'être athée ; un tel savant ne pouvait quasiment pas être religieux, c'est ce que disent ses détracteurs. La conception qu'avait Einstein de la religion n'incluait pas un Dieu personnel, ce qui revenait à dire qu'il était athée dans la première moitié du vingtième siècle. Mais aucun athée n'a passé autant de temps, ni autant songé à célébrer Dieu. Et probablement aucun physicien n'a jamais considéré le lien entre la science et la religion si profondément. Quand on lui demandait d'expliquer comment il pouvait être à la fois un savant et un homme connu pour ses rêveries religieuses, Einstein répliquait : " Eh bien, je ne pense pas qu'il soit absolument nécessaire que la science et la religion soient de nature antinomiques. En fait, je pense qu'il existe un lien très étroit entre les deux. De plus, je pense que la science sans la religion est mutilée et, inversement, que la religion sans la science est aveugle. Elles sont toutes deux importantes et devraient travailler main dans la main. Il me semble que quiconque ne s'interroge pas sur la question de la vérité en matière de religion et de science pourrait aussi bien être mort. "

Ensuite, il y a les problèmes théologiques soulevés par les découvertes scientifiques d'Einstein. Par exemple, les philosophes hindous ont fréquemment suggéré que la célèbre équation d'Einstein, E=mc² (selon laquelle la masse et l'énergie sont les manifestations différentes d'une même chose), est singulièrement similaire à certains concepts de la philosophie hindoue. Je me suis aventuré dans l'univers fascinant des croyances religieuses d'Albert Einstein et des conséquences théologiques de ses découvertes scientifiques à la demande de Hinduism Today qui m'a confié cette tâche en dépit de mon manque de références dans le domaine de la philosophie.

Né de parents juifs en Allemagne en 1879, Albert Einstein fut tout d'abord éduqué dans une école catholique stricte de Munich, où l'on inculquait discipline et ordre aux étudiants. De cette expérience il lui resta durant toute sa vie un mépris de l'excès de discipline et une méfiance à l'égard des représentants de l'autorité. Apparemment pour réaliser un équilibre avec le Catholicisme qu'Albert apprenait au cours primaire, ses parents embauchèrent un parent éloigné afin qu'il lui enseigne les bases fondamentales du Judaïsme. Ces études firent naître un intérêt pour la spiritualité chez le jeune Albert, qui se mit à préparer son bar mitzvah, le rite religieux auquel sont soumis les jeunes garçons juifs à l'âge de 13 ans. Il lisait avidement les écritures de sa religion et cessa même de manger du porc. Tandis que les autres garçons de son âge rêvaient de devenir des soldats et d'aller à la guerre, Einstein détestait l'idée même de faire un service militaire. " Quand je serai grand, je ne veux pas être un de ces pauvres gens ", dit-il à ses parents. Il demeura un pacifiste convaincu durant toute sa vie. Il passait beaucoup de temps plongé dans ses pensées, et il était persuadé que sa tendance à des rêveries profondes à propos des choses l'aidait dans ses expériences scientifiques. Einstein croyait même que sa curiosité enfantine, qui lui permettait de réfléchir sans frontières, établit les conditions propices à sa découverte de la théorie de la relativité quand il était adulte.

Einstein manifesta un profond intérêt pour ses études sur le Judaïsme jusqu'au jour où un ami de la famille lui prêta plusieurs livres à propos des sciences naturelles. Soudain, il perçut le monde à travers une lentille empirique. Il écrivit dans son autobiographie : " A travers la lecture de livres scientifiques populaires, je ne tardai pas à avoir la conviction que beaucoup des histoires racontées dans la Bible ne pouvaient pas être vraies. Ce qui eut pour conséquence immédiate une libre-pensée fanatique, mêlée à l'impression que l'état mentait aux jeunes ; ce fut une découverte stupéfiante. " Einstein se détourna de la religion organisée et refusa de se soumettre au bar mitzvah ; pour cette raison, il ne fut pas un membre convenable de la communauté juive, ce qui aurait pu devenir un problème plus tard s'il avait accepté la proposition d'être le deuxième président d'Israël, offre qui lui fut faite en 1952.

Le jeune Einstein ne tarda pas à concentrer son attention sur la géométrie, à trouver dans la méthode axiomatique déductive d'Euclide une clarté et une certitude qu'il n'avait pas trouvées dans la Torah et le Talmud de ses enseignements juifs. Il n'y avait qu'un pas court et logique à franchir pour aller des hautes sphères mathématiques jusqu'au monde de la pensée philosophique. Doté d'un esprit analytique et d'une passion pour la pensée profonde, il était à même d'assimiler la Critique de la Raison Pure d'Emmanuel Kant, une œuvre complexe qui traite des problèmes de l'existence humaine.

L'influence de Spinoza

Einstein avait une plus profonde admiration pour le philosophe néerlandais du 17e siècle, Baruch Spinoza, dont il avait découvert les écrits quand il avait une vingtaine d'années. Il considérait Spinoza comme une âme sœur. Tous deux étaient des Juifs solitaires, pensifs, qui étaient en fin de compte aliénés par leur héritage religieux. Einstein était particulièrement impressionné par l'œuvre principale de Spinoza, l'Ethique, dans laquelle le philosophe s'appuie sur la géométrie euclidienne pour prouver la validité des idées éthiques. Spinoza affirmait que " Dieu, ou substance composée d'une infinitude d'attributs, qui, chacun pris individuellement, expriment l'essence éternelle et infinie, existe inévitablement. " Selon Spinoza, la substance infinie est indivisible. " Dieu est Un, par conséquent, une seule substance est donnée, dans l'ordre des choses ", écrivit Spinoza dans l'Ethique. D'un point de vue philosophique, on appelle " monisme ", dans la philosophie occidentale, sa conception selon laquelle tout ce qui existe est une partie d'une substance unique. Un concept semblable existe dans les nombreuses formes de la philosophie hindoue.

Spinoza croyait en une forme de panthéisme, du grec " pan " et " theos ", signifiant " tout est Dieu ". Adhésion au monisme dans sa spécificité, sa croyance dans le panthéisme est à mettre en parallèle avec les principes de plusieurs systèmes de pensée hindous, y compris l'Advaita Védanta. Dans la vision scientifique ordinaire, il n'y a rien qui existe si ce n'est l'univers physique que nous pouvons voir et mesurer avec nos instruments. Ce qui différencie Spinoza, et plus tard Einstein, de cette façon de penser tient en deux points. Le premier est que " ce qui existe " s'étend vraisemblablement au-delà de notre capacité humaine de perception et d'analyse, et le deuxième est que " ce qui existe " est divin, à l'image de Dieu, et non une matière inerte.

Certains classent la philosophie de Spinoza sous la catégorie de panthéisme modifié, selon lequel on croit que Dieu est la réalité qui règne derrière la nature. Ainsi sa philosophie diffère de l'Advaita Védanta de Sankara, selon laquelle Brahman seul est réalité et tout le reste est illusion. Dans son Dictionnaire de la Philosophie et de la Religion, William Reese appelle Advaita Védanta " Panthéisme Acosmique " ; la croyance que Dieu est présent à l'intérieur et au-delà du monde manifesté qui n'a pas de véritable existence.

Mais la conception de Spinoza, selon laquelle l'univers est le corps et l'esprit de Dieu, alors que, dans le même temps, Dieu transcende l'univers, est semblable à celle de Saiva Siddhamta et à plusieurs autres systèmes. Il est difficile de comparer ces philosophies occidentales et orientales, non seulement parce qu'elles utilisent une terminologie différente, mais parce que les philosophies occidentales sont généralement analysées de façon rationnelle alors que les philosophies orientales s'appuient plutôt sur l'expérience méditative et la contemplation. On doit aussi garder à l'esprit qu'à partir du 17e siècle, en Europe et en Amérique, la religion occidentale fut attaquée sur tous les plans par la philosophie émergente et les découvertes scientifiques. La relation entre la science et la religion en Occident demeure extrêmement hostile. Ce n'est pas autant le cas en Orient.

De ce fait, l'opinion de Spinoza à propos de la religion apportait une façon de contourner les hostilités, et elle validait les idées qui germaient déjà dans l'esprit de Einstein. " Je suis fasciné par le panthéisme de Spinoza, dit-il, mais j'admire encore davantage sa contribution à la pensée moderne parce que c'est le premier philosophe qui considère l'âme et le corps comme une seule et même chose, pas comme deux choses séparées ". Einstein considérait l'être humain comme une entité unique, et ricanait à la pensée de l'existence d'une âme transcendant la mort.

" Je ne suis pas athée. "

Les opinions d'Einstein à propos de la spiritualité exerçaient une certaine influence à cause de son œuvre révolutionnaire dans le domaine de la physique. Certains théologiens se sentaient menacés par ses théories scientifiques, et on demandait fréquemment à Einstein de contribuer à la rédaction d'articles à propos de la religion, peut-être, en partie, pour démontrer que ce n'était pas un athée qui tentait de prouver la non-existence de Dieu ou pour démontrer qui il l'était, puisque chaque courant de pensée interprétait les pensées d'Einstein conformément à leurs propres intérêts du moment. Ces articles, interviews et essais constituent les meilleures preuves de la philosophie d'Einstein qui soient à notre disposition.

L'un d'entre eux, intitulé " Science et religion ", présenté lors de la Conférence sur la Science, la Philosophie et la Religion à New-York en 1940 fut au centre d'une controverse. " Une personne qui est illuminée sur le plan religieux, écrivait-il, me semble être quelqu'un qui s'est libéré, de son mieux, des entraves de ses désirs égoïstes et se tourne vers des pensées, sentiments et aspirations auxquels il s'attache à cause de leur caractère supra personnel. " Ensuite, il poursuivait en définissant la religion comme " la tentative ancestrale de l'humanité de devenir clairement et complètement consciente de ces valeurs et objectifs afin de renforcer et développer constamment leur portée. "

Einstein conclut son essai avec une affirmation à propos du conflit entre la science et la religion, qui, selon lui, a son origine dans le concept d'un Dieu personnel. Il y eut une tempête de protestations parmi les théologiens assistant à la conférence, car ils interprétaient à tort cette affirmation d'Einstein comme le refus de reconnaître l'existence de Dieu. On lui demanda aussitôt s'il croyait en Dieu, et il répondit : " Je crois, selon Spinoza, en un Dieu qui se révèle lui-même dans l'harmonie et l'ordre qui règnent dans ce qui existe, pas en un Dieu qui se préoccupe du destin et des actions des êtres humains. " Un groupe interpréta cela comme un signe qu'Einstein croyait en Dieu selon la manière dont eux le percevaient. Un groupe opposé dit que le fait qu'Einstein croie en un Dieu impersonnel comme Spinoza signifiait qu'il ne croyait en aucun Dieu.

Pour tenter de définir pourquoi et de quelle manière il était " croyant ", Einstein dit : " Essayez d'appréhender avec nos moyens limités les secrets de la nature, et vous découvrirez que, derrière tous les différents enchaînements, il y a quelque chose de subtil, d'intangible et d'inexplicable. La considération profonde pour cette force au-delà de tout ce que nous pouvons comprendre est ma religion. Dans cette mesure, je suis, en fait, croyant. "

Une personne demanda à Einstein de définir Dieu. Il répondit ainsi : " Je ne suis pas athée, et je ne pense pas que je peux me qualifier de panthéiste. Nous sommes dans la position d'un petit enfant qui entre dans une immense bibliothèque remplie de livres écrits dans différentes langues. L'enfant sait que quelqu'un doit avoir écrit ces livres. Il ne sait pas comment. Il ne comprend pas les langues dans lesquelles ils sont écrits. L'enfant a une vague idée que ces livres sont disposés selon un ordre mystérieux, mais il ne le connaît pas. Ceci est, me semble-t-il, l'attitude qu'adopte même l'homme le plus intelligent envers Dieu. Nous voyons que l'univers est merveilleusement organisé et obéit à certaines lois, mais nous n'avons qu'une vague compréhension de ces lois. Notre esprit limité appréhende la force mystérieuse qui régit les constellations. "

Einstein était catégorique dans son rejet des principes fondamentaux de la religion occidentale. " Je ne peux pas concevoir l'existence d'un Dieu qui récompense et punit ses créatures, ou exerce sa volonté sur le genre d'expériences que nous vivons en nous-mêmes. Je ne peux pas non plus, et je ne veux pas non plus, concevoir qu'un individu survive à sa mort physique ; que les âmes faibles, en proie à la peur ou à un égotisme absurde, se nourrissent de telles pensées. Je me contente du mystère de l'éternité de la vie, de la conscience et d'entrevoir la merveilleuse structure du monde existant, ainsi que de fournir des efforts soutenus pour appréhender une partie, si infime soit-elle, de la Raison qui se manifeste dans la nature. "

Il y avait un aspect original des croyances d'Einstein, à nouveau dans la lignée des principes de Spinoza, dans le " déterminisme ", la notion selon laquelle tout évènement ou toute occurrence est déterminée, c'est-à-dire, n'aurait pas pu avoir lieu d'une autre manière. Pour Spinoza, le sentiment d'être libre est simplement un état d'ignorance concernant la cause. La croyance d'Einstein dans le déterminisme était en toile de fond derrière son manque d'acceptation de la mécanique quantique, qui prônait que l'on ne pouvait pas déduire l'état à venir de l'univers à partir de l'état présent. Il dit une phrase célèbre : " Dieu ne joue pas aux dés avec l'univers. " Cependant, malgré ses meilleurs efforts, il était incapable de prouver que la mécanique quantique n'existait pas.

La " religion cosmique "

Einstein résumait sa philosophie en employant les termes " religion cosmique ", qui se caractérise par un sentiment de profond respect et une expérience de ce qui est mystérieux étant, d'après ses affirmations, la source de sa religiosité. Dans cette expérience, Dieu ne punit pas et ne récompense pas non plus. Même si sa religion cosmique n'inclut pas un Dieu personnel (par exemple Ishvara), qui, selon ses croyances, était né de la peur de ce qui n'était pas expliqué, Einstein croyait que " les génies religieux de tous les âges se sont distingués par cette sorte de sentiment religieux qui ne répond à aucun dogme et aucun Dieu conçu à l'image de l'homme ; ainsi, il ne peut y avoir aucune église dont les enseignements fondamentaux sont fondés sur ceci. " A ce stade, pour Einstein, la religion et la science se rencontrent, car l'expérience religieuse cosmique est "l'élément moteur le plus fort et le plus noble en toile de fond de la recherche scientifique ".

En réaction à la question, à savoir si la science moderne peut apporter ou non des aperçus spirituels là où la religion organisée a échoué, Einstein dit : " A propos de l'esprit qui informe les investigations modernes scientifiques, je suis de l'avis que toutes les spéculations les plus subtiles dans le domaine de la science émergent d'un profond sentiment religieux et que, sans ce sentiment, elles ne seraient pas fructueuses. Je crois également que ce genre de " religiosité ", qui se fait sentir aujourd'hui dans les investigations scientifiques est la seule activité religieuse créative de notre époque. " Einstein dit que la science ne peut pas enseigner aux hommes l'importance de l'éthique et de la moralité, pour la simple raison que la science s'intéresse à ce qui est, et l'éthique à ce qui devrait être.

Rencontre avec Tagore

Les plus célèbres entretiens d'Einstein eurent lieu en 1930, quand Rabindranath Tagore lui rendit visite en Allemagne. Einstein avait une admiration des plus profondes pour Tagore, et aussi pour Mahatma Gandhi, et ils le considéraient, en retour, avec estime. Ils étaient unis dans leur préoccupation pour les pauvres et l'état de la condition humaine. Tagore et Einstein avaient une passion commune pour la musique et la croyance commune qu'on ne trouvait pas la religion dans les rituels et la tradition. Mais le poète et le physicien étaient en désaccord sur un point, au moins. Quand Einstein dit qu'il était d'accord avec le concept de Tagore selon lequel la beauté est inséparable de l'homme, mais qu'il n'était pas d'accord sur le fait que la même chose soit vraie pour la Vérité, Tagore demanda : " Pourquoi pas ? La Vérité se réalise à travers l'homme. " Après un long silence, Einstein répliqua simplement : " Je ne peux pas prouver que ma conception est vraie, mais c'est ma religion. " Finalement Tagore déclara : " S'il doit y avoir une vérité sans relation sensuelle ou rationnelle avec l'esprit humain, elle restera à l'état de néant aussi longtemps que nous demeurerons des êtres humains. " Einstein répliqua par ces mots : " Alors je suis plus religieux que vous ne l'êtes ! "

La relativité à la lumière du Védanta

Dans sa théorie de la relativité, E=mc², Einstein postule que la masse est équivalente à l'énergie. Einstein déduisit que l'espace et le temps ne sont plus des absolus. Considérons sa théorie à la lumière du système du Védanta de la philosophie hindoue. Toute matière à travers l'univers est la conséquence d'une matière primale appelée akasha. De plus, toute force qu'elle soit gravitationnelle ou électromagnétique provient d'une énergie cosmique appelée prana. Le prana agissant sur l'akasha crée ou projette l'univers. Ainsi Einstein avait prouvé mathématiquement ce que le Védanta connaissait depuis des années. Certains théologiens ont fait progresser la théorie de la relativité d'un pas, spéculant sur le fait que l'équivalence entre la masse et l'énergie d'Einstein explique le fait que l'énergie et la matière sont de véritables fonctions l'une pour l'autre. Ainsi un Dieu d'énergie pure pourrait devenir un avatar, doctrine que certains Hindous, Bouddhistes tibétains et Chrétiens reconnaissent.

On peut aussi explorer la relativité dans le cadre du système des 36 tattvas, ou catégories d'existence, communes à plusieurs systèmes de philosophie hindoue. Celles-ci commencent avec shuddha maya, l'énergie spirituelle pure, les premières évolutions, des émanations ou créations issues de Dieu. Les cinq premières tattvas sont des formes de conscience, tandis que les sept suivantes sont des formes d'énergie magnétique spirituelle, y compris le temps (nombre 7, kala tattva). Les 24 tattvas finales sont de l'énergie magnétique à l'état brut, et elles comprennent les facultés mentales, les organes de la perception et de l'action et finalement l'éther, l'air, le feu, l'eau et l'énergie. La différence principale est qu'Einstein ne semblait pas parler en termes de conscience comme le font les Hindous, et ses concepts religieux semblaient, pour la plupart, traiter de la réalité physique et pas de ces domaines de connaissance plus élevés ou des mondes subtils évoqués dans les Védas.

La recherche d'une théorie de champ unifié

En 1933, Einstein renonça à sa nationalité allemande et accepta un poste dans un institut universitaire-New Institute for Advanced Study - à Princeton dans le New Jersey aux Etats-Unis. Il passa le reste de sa vie en tant que citoyen américain à Princeton avec son épouse, Elsa. Ils vivaient dans une maison simple, et très souvent le matin, il parcourait deux ou trois kilomètres à pied pour se rendre à l'Institut et y travailler sur sa théorie du champ unifié. Il essayait de relier tous les phénomènes connus afin d'expliquer la nature et le comportement de toute matière et énergie dans l'existence, un travail qui provoquait quelque enthousiasme chez les non-scientifiques de temps à autre. Paramahansa Yognanada fit l'éloge du physicien dans son autobiographie de 1946. " En réduisant la structure cosmique à des variations au sein d'une loi unique, écrivit Yogananada, Einstein a rejoint à travers les âges les rishis qui proclamaient l'existence d'une matière de création unique -protean maya. "

Plus récemment, Ekmath Easwaran écrivit dans son commentaire sur la Bhagavad Gita que la quête d'Einstein est un thème que l'on trouve dans l'Hindouisme : " Un des espoirs les plus chers d'Einstein était de trouver une loi de la nature prédominante dans laquelle toutes les lois de la matière et de l'énergie seraient unifiées. Ceci est aussi la question impérieuse dans certaines des anciennes écritures hindoues. Mundaka Upanishad 1.13 demande : " Qu'est-ce que Cela quand on sait que toutes les autres choses peuvent être vraisemblablement connues ? "

La recherche d'Einstein en vue de trouver des preuves de l'existence d'un champ unifié resta hors de sa portée durant toute sa vie, même si sa perception de l'existence lui semblait aussi claire qu'elle l'était pour les rishis. Il écrivit : " Un être humain fait partie d'un tout, que nous appelons " Univers ", une partie limitée dans le temps et l'espace. Il expérimente lui-mêm, ses pensées et ses sentiments comme étant séparés du reste, une sorte de tromperie optique de sa conscience. Cette tromperie est une sorte de prison pour nous, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour quelques personnes les plus proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour englober toutes les créatures vivantes et l'ensemble de la nature dans toute sa splendeur. Personne n'est capable de réaliser cela complètement, mais les efforts en vue de réaliser cela constituent eux-mêmes une partie de la libération et le fondement de la sécurité intérieure. "

Pour davantage de renseignements à propos d'Albert Einstein, se connecter sur le nouveau site à propos de Einstein : http://www.alberteinstein.info/

Références supplémentaires:

  • " Einstein and Religion " de Max Jammer
  • " Dictionary of Philosophy and Religion" de William Reece
Accueil Haut de page Mises à Jour du site

Mata Amritanandamayi - Maison Amrita