www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita
 
 
     
 
Sources d'Inspiration Retour à la page d'accueilMises à jourLiens favorisCalendrier
 
le
Le Dalai Lama a «cela» - mais quelle est donc cette «chose-là» ?

Source : Los Angeles Times
Par Louis Sahagun
Journaliste écrivain pour le Times

9 décembre 2006

Certaines personnes ont une capacité spéciale de transmettre un sentiment de paix chez les autres, que l'on ne peut pas expliquer.

Si une personne avait bien besoin de bonnes vibrations, c’était Paul Ekman.

Ce professeur de psychologie de l’Université de San Francisco était aussi noueux qu’un vieux chêne – il avait le visage marqué par des traits sévères à force de mener une vie de lutte et de colère impulsive.

Tout ceci changea un jour de printemps en l’an 2000 après un court échange avec Sa Sainteté le Dalai Lama.

« Il me tenait la main pendant que nous parlions, se rappelait Ekman, et j’étais envahi

d’une sensation de bonté bienveillante et je ressentais quelque chose d’unique dans tout mon corps, une sensation que je ne peux décrire avec des mots. »

Maintenant, ce spécialiste notoire de l’expression des émotions humaines comprend ce que c’est d’être joyeux et optimiste presque tous les jours.

« Si j’avais 30 ans de moins, je me servirais de cette expérience pour tenter d’expliquer de manière scientifique ce qui se passa ce jour-là, dit Ekman, âgé de 72 ans. Ce fut un cadeau immense. »

Quel est ce cadeau ?

Contrôle du mental ? Charisme ? Une capacité surhumaine apprise dans quelque Shangri-La tibétain ? Un tour de magie ?

Le Dalai Lama préfère ne pas parler de ces choses-là. « Je n’ai aucune énergie extraordinaire, dit–il avec insistance, essayant d’occulter le sujet d’un signe de la main. Je suis simplement un moine bouddhiste. »

Mais certains proches du Dalai Lama, et ceux qui étudient les personnages religieux au cours de l’histoire, sont d’accord pour affirmer que, de temps à autre, émergent des êtres qui sont considérés comme porteurs de la preuve d’une autorité, d’une compréhension ou d’une sagesse supérieures.

« Cette chose-là –quelle qu’elle soit –ne peut pas être définie et ne doit pas être confondue avec la renommée propre au star system ou la réputation », suggéra quelqu’un qui en sait beaucoup sur les deux sujets, Maria Shriver. « Je pense que le Dalai Lama dirait « regardez à l’intérieur de vous parce que ceci est en vous, pas à l’intérieur de quelqu’un d’autre. Cela revient tout simplement à savoir si votre cœur est ouvert et vous êtes prêt à être touché au plus profond de votre être. »

Shriver , membre du clan Kennedy, épouse du Gouverneur Arnold Schwarzenegger, connaît le Dalai Lama, et en septembre, elle est apparue sur le podium avec lui au cours d’une conférence sur les problèmes des femmes à Long Beach. Elle connaît aussi Mère Teresa et le Pape Jean Paul II ; elle affirma qu’eux aussi avaient un charisme particulier.

En Inde, une des guides spirituelles les plus populaires de nos jours est Mata Amritanandamayi, une femme hindoue qui –dit-on –transmet l’énergie divine par le biais d’une étreinte. Au fil des ans, selon ses disciples, la « Mère de la Béatitude Immortelle » a pris dans ses bras plus de 20 millions de personnes.

« Personnellement, je ne sais pas ce qu’elle a de particulier, mais je ne pense pas que ce soit du charlatanisme, dit Dara Mayers, un écrivain qui a relaté ses voyages avec le gourou. Cela m’a rappelé un peu cette qualité que j’ai retrouvée chez certains dirigeants et politiciens tels que Bill Clinton, qui a la réputation de donner à celui qui est au centre de son attention l’impression qu’il n’y a pas d’autres personnes présentes dans la salle. »

Mais comme le fit remarquer Shriver, cette qualité dépasse le domaine du charisme. « Ce que ces personnalités ont en commun est l’effet qu’elles produisent sur les autres. Ce que l’on perçoit chez elles est la capacité de faire accéder les gens à un état de conscience supérieur par leur exemple, leurs enseignements ou leur toucher. »

Dans la religion catholique romaine, la vie des saints nous offre de nombreux exemples de ces personnalités, qu’elles appartiennent à l’ancien temps comme Saint François d’Assisse qui mourut en 1226, ou à une époque plus récente. Par exemple, on affirmait que le prêtre italien, Padre Pio, qui mourut en 1968 et fut canonisé en 2002, avait une capacité extraordinaire de ressentir les souffrances des gens et de leur apporter un réconfort.

Thomas Craughwell, fervent catholique et auteur de plusieurs livres à propos des saints, affirme qu’une qualité indéfinissable distingue certains êtres du reste de l’humanité.

« Ces êtres oeuvrent à un niveau qui est inconnu de la plupart d’entre nous, dit-il, et ils ne sont pas limités par les appartenances confessionnelles. L’esprit surgit là où il veut. »

« Nous ne les rencontrons pas très souvent, ajouta-t-il, mais lorsque c’est le cas, nous sommes « émerveillés » parce que c’est comme un contact tactile avec le divin et parce que nous voulons avoir en nous une étincelle de ce qu’ils ont. »

Ce fut le cas lors des deux visites du Dalai Lama dans la région de Los Angeles en septembre. Des centaines de Tibétains et de Mongoliens se rassemblèrent dans un hôtel de Pasadena pour recevoir chacun une bénédiction qui les protégerait dans cette vie et leur assurerait une place au paradis –c’est du moins ce que certains croyaient.

Le Dalai Lama est le leader des Bouddhistes du monde –il est né dans une étable dans un village isolé du Tibet et fut choisi par une équipe de moines partis à sa recherche à l’âge de deux ans pour diriger son peuple.

B. Allan Wallace, qui sert d’interprète au Dalai Lama depuis 1974, dit qu’il y a autour du leader spirituel « une aura de bonté » qui n’est pas l’effet du hasard, mais se développa « grâce à quatre à six heures de méditation quotidienne depuis 55 ans ».

Ce genre de discours met mal à l’aise certains scientifiques tout en attisant leur curiosité.

Anna Harrington, professeur d’histoire des sciences à Harvard, s’émerveille des réactions de ses collègues en présence du Dalai Lama au cours d’une rencontre en Inde il y a quelques années.

« Il y eut un physicien qui, après avoir passé quelques jours auprès du Dalai Lama, avoua en larmes que son épouse avait le cancer, se souvint-elle. Il voulait une bénédiction. En fait, il désirait un bracelet rouge de bénédiction pour sa femme. »

A la fin de 1993, Harrington assista à un séminaire de deux jours entre des scientifiques occidentaux et le Dalai Lama, qui fit preuve « d’une extraordinaire ouverture d’esprit et d’un humour, inattendu et désarmant, contrastant avec l’aspect solennel qui caractérise d’ordinaire toute rencontre avec une personnalité mondiale. »

« A un certain moment, alors même qu’on abordait un problème épineux dans un groupe de discussion, le Dalai Lama éternua dans le microphone, se souvint Harrington. Cela produisit un sifflement strident qui interrompit momentanément le débat. »

Après, selon elle, certains des moines bouddhistes et des érudits présents dans l’assemblée « évoquèrent l’habileté avec laquelle Sa Sainteté avait clarifié cette discussion dans laquelle on s’enlisait pour nous remettre dans une voie plus fructueuse. »

Pour Harrington, c’était simplement un éternuement, mais elle fut frappée par la réaction qu’il avait déclenchée.

« En d’autres termes, dit-elle, l’hypothèse selon laquelle tout éternuement et toute expression du visage qu’il adopte jouent un rôle utile, porteur de sens, quelle que soit l’action dans laquelle il s’investit et à n’importe quel moment. »

« Ce qui est clair, ajouta-t-elle, c’est que nous ne sommes pas tous en relation avec le même Dalai Lama.

« Ce qui n’enlève rien à la personnalité chaleureuse et pleine d’amour qui émane de lui en toute circonstance, dit-elle. Mais certaines personnes croient aussi qu’il a la capacité de transformer ce qui est faux en quelque chose de juste, de guérir et de faire ressentir la paix. Et cela nous enseigne autant de choses sur nous-mêmes qu’à son propre sujet. »

Et pourtant, comment expliquer l’expérience de personnes telles que Ekman, le psychologue qui apprit comment contrôler sa colère ? Il y a des années, les rumeurs à propos de la présence guérisseuse du Dalai Lama auraient suscité à son sujet une réaction de « défiance » de la part d’Ekman.

A présent, Ekman désire absolument savoir comment le Dalai Lama a fait pour le guérir littéralement en l’espace d’une nuit du tempérament explosif qui l’avait contraint à faire une psychanalyse pendant des années.

Ekman interrogea récemment huit autres personnes ayant fait l’expérience de telles transformations après leur rencontre avec le Dalai Lama. Elles avaient toutes des points communs édifiants, y compris des enfances traumatiques sur un plan émotionnel, d’après Ekman. De plus, toutes étaient à un tournant important de leur vie au moment de leur rencontre. « Dans mon cas, ma mère se suicida quand j’avais quatorze ans, dit Ekman, et j’envisageais de prendre ma retraite après avoir fait carrière dans le domaine de la psychologie émotionnelle comme un névrosé. » En mai dernier, Ekman croisa le chemin du Dalai Lama à nouveau au cours d’une conférence dans l’Illinois, c’est alors que surgit la question : Qu’est-ce que c’est ?

Sans reconnaître qu’il était pour quelque chose dans la transformation de Ekman, le Dalai Lala sourit en disant : « Il y a des choses que la science ne peut expliquer, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne devrait pas essayer de le faire. » Le Dalai Lama ajouta : « La science parviendra peut-être à les comprendre, ce qui serait très bien. Peut-être pas. »

Los Angeles Times

Version Anglaise

BELIEFS

The Dalai Lama has it -- but just what is 'it'?

Certain people possess a special ability to impart a sense of peace in others that can't be explained.
By Louis Sahagun, Times Staff Writer
December 9, 2006


If there was ever someone in need of good vibrations, it was Paul Ekman.

The UC San Francisco psychology professor was as gnarly as an old oak, with a face hard-chiseled by a lifelong struggle with impulsive anger.

All that changed one spring day in 2000 after a brief exchange with His Holiness the Dalai Lama.

"He held my hands while we talked," Ekman recalled, "and I was filled with a sense of goodness and a unique total body sensation that I have no words to describe."

Now, the noted expert on human emotional expression understands what it actually feels like to be cheery and optimistic almost every day.

"If I was 30 years younger, I'd take it on as a scientific task to try to explain what happened that day," said Ekman, 72. "It was a great gift."

What is that gift?

Mind control? Charisma? A superhuman skill learned in some Tibetan Shangri-La? A touch of magic?

The Dalai Lama prefers not to talk of such things. "I have no extraordinary energy," he insists with a dismissive wave his hand. "I'm just a Buddhist monk."

But some familiar with the Dalai Lama, and those who study religious figures in history, agree that every so often, people emerge who are perceived to offer proof of a higher authority, understanding or wisdom.

"It — whatever it is — can't be defined and is not to be confused with stardom or fame," suggested someone who knows a lot about both, Maria Shriver. "I think the Dalai Lama would say look within because it's in you, not someone else. It all comes down to whether you're open to being touched in your heart."

Shriver, a member of the Kennedy clan and Gov. Arnold Schwarzenegger's wife, knows the Dalai Lama and in September appeared onstage with him at a conference in Long Beach on women's issues. She also knew Mother Teresa and Pope John Paul II and said they too projected an aura.

In India, one of the most popular spiritual leaders today is Mata Amritanandamayi, a Hindu woman who is said to impart divine energy with a hug. Over the years, according to her followers, the "Mother of Divine Bliss" has hugged more than 20 million people.

"Personally, I don't know what it is she has, but I don't think it's a scam," said Dara Mayers, an author who has written about her travels with the guru. "It reminded me a little of a quality I've seen in some performers and politicians like Bill Clinton, who is famous for making the focus of his attention feel like the only other person in the room."

But as Shriver noted, this quality goes beyond charisma. What these special figures have in common is their effect on others. They are perceived as being able to bring people to a higher state of being through their example, teachings, sufferings or touch.

In Roman Catholicism, the lives of saints offer many examples, whether from the distant past, as in St. Francis of Assisi, who died in 1226, or more recent times. For example, the Italian priest Padre Pio, who died in 1968 and was canonized in 2002, was said to have a remarkable ability to sense people's pains and to provide comfort.

Thomas Craughwell, a devoted Catholic and author of several books on saints, said an unquantifiable quality sets some people apart from the rest of humanity.

"These people are operating at a level most of us are not," he said, "and they're not limited by denominations. The spirit blows where it will.

"We don't run into them very often," he added, "but when we do, we're rattled because it's like a brush with the divine, and because we want a piece of what they have."

That was the case with two visits in September to the Los Angeles area by the Dalai Lama. Hundreds of Tibetans and Mongolians gathered at a Pasadena hotel to receive a personal blessing that some believed would protect them in this life and ensure them a place in heaven.

Accueil Haut de page Mises à Jour du site

Mata Amritanandamayi - Maison Amrita