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Des Temples hindous avec un superviseur musulman

Source : www.keralanext.com

MIDNAPORE, INDE, 27 mars 2005

Dans le district de Pathra à Midnapore dans le Bengale occidental, environ 34 temples en terre du 18ème siècle ont été sauvés par quelqu'un d'inattendu - selon l'article, un fonctionnaire musulman s'est battu contre les tensions comunautaires, l'apathie et la négligence pour assurer leur passage à la postérité. Depuis l'enfance, Yasin Patha a été attiré par ces temples. Sa curiosité fut à nouveau ravivée quand un archéologue, Tarapada Santra, l'a aidé à rassembler des informations sur leur histoire. Après avoir compris que ces temples qui avaient été construits par des seigneurs hindous dataient de plusieurs siècles, il a entrepris de s'en occuper. Ce fonctionnaire de l'éducation musulman dit que pour lui, il n'était pas question d'être hindou ou musulman, mais d'aimer et de respecter l'histoire de son pays.

Pathan dit : " Tout le monde me demande pourquoi je m'occupe d'un temple, bien que je sois musulman. Mais pour moi, c'est une entreprise qui est d'ordre historique. Qu'il s'agisse d'un temple, d'une mosquée ou d'une église --, si cela date de plus de 100 ans, cela doit être considéré comme un monument du patrimoine national et protégé par tous les indiens. Je n'ai pas raisonné en termes de castes ou de religions mais j'ai formé un comité autour de la signification historique de ces temples construits par des seigneurs hindous et du besoin de les protéger. Grâce à sa mobilisation, Yasin Pathan a vu en 1991, la formation conjointe par des musulmans, des hindous et des membres des populations tribales, du comité Sangrakskhan Puratatwa de Pathra pour sauver ce patrimoine national. Il a réussi à persuader tout un chacun, en dehors de toute considération de caste, de confession ou de religion, qu'il était capital pour la culture nationale de sauvegarder ces temples. Après des années de combat, Pathan a réussi à mettre ces temples sous l'autorité de l'Inventaire Archéologique de l'Inde qui a maintenant pris le relai pour les réparations, l'entretien et la préservation.

Les Musulmans s'unissent aux Hindous pour les célébrations de la Naissance du Seigneur Krishna au Cachemire

Source : www.ndtv.com

Srinagar, Inde, 26 août 2005

Après 17 longues années, le jhanki, drapeau que l'on brandit pour célébrer la naissance du Seigneur Krishna, est de retour dans les rues de la ville de Srinagar. Jusqu'à présent, les plus de 20 000 pandits du Cachemire qui étaient restés en ville célébraient la fête à l'intérieur des temples. Mais l'événement particulièrement marquant de cette année est que des centaines de Musulmans participèrent aux festivités tandis que les jhanki circulaient librement partout dans la ville, même dans les quartiers qui étaient autrefois les bastions des militants. " Des Hindous et des Musulmans faisaient partie de la procession, et je ne fus pas surpris d'y voir même un Sikh. Cela nous donne de l'espoir de constater que, malgré des moments difficiles qu'ils ont connus, le Kashmiriyat, l'humanité et le Soufisme sont toujours présents ici ", dit Raman Matoo, un leader Pandit du Cachemire.

Ce fut un message positif pour des centaines de pandits originaires du Cachemire vivant dans des camps itinérants et désirant rentrer chez eux. " J'ai participé aux célébrations avec d'autres Musulmans. Je prie fréquemment Dieu pour que règne la fraternité. Si seulement, on pouvait revenir à ce bon vieux temps d'il y a 20 ans en arrière ", dit Muhammad Ishaq, un résident musulman. Dix-sept ans de violence sanglante ont fait naître un sentiment de méfiance entre les deux communautés, mais les célébrations d'aujourd'hui montrent que les liens unissant les Cachemiriens sont forts et bien enracinés.

Des tailleurs musulmans parent les divinités hindoues à Vrindavan

Source : Hindustan Times

Vrindavan, Inde, 5 août 2005

Depuis des générations à Vrindavan, des centaines de Musulmans s'adonnent à la confection de tenues vestimentaires pour les divinités hindoues. Pour les 700 Musulmans à peine que compte la sainte ville, broder, ajouter strass et paillettes et confectionner des tenues somptueuses pour les icônes est un mode de vie. Comme ils travaillent avec sincérité et dévotion, leur respect pour ces divinités est aussi profond que celui de leurs frères hindous. Ikram, un couturier musulman dit que la dévotion dans le cadre du travail est la meilleure forme d'adoration. Il dit : " Je fais des vêtements pour les Dieux et Déesses. Je ne crois pas aux différences en matière de religion. Ma dévotion ne vient pas du fait que je suis Hindou ou Musulman, mais de mon travail. "

Les artistes musulmans suscitent un profond respect parmi les Hindous qui ont le sentiment que les tailleurs les aident à lutter contre les divisions au sein de la communauté. " Ils (les Musulmans) sont fidèles à Dieu. D'une certaine façon, ils servent le Tout-Puissant. Je me sens vraiment heureux et je crois que c'est une manière de stimuler l'harmonie au sein de la communauté et la fraternité de masse. J'ai beaucoup de respect envers eux ", dit Sumirandam Das, un saint hindou.

Les tenues d'apparat en soie faites par les artistes musulmans sont aussi exportées dans un grand nombre de pays étrangers. Le chiffre d'affaires annuel s'élève à 445 000 dollars américains. Les habits sont exportés dans le New Jersey, à Washington D.C., à Houston, au Kenya et en Italie. En Inde, les tenues sont fournies pour plusieurs temples tels que le temple Birla de Calcutta et même à Vrindayan, ", dit Anil Khandelwal, un créateur de mode. Vrindayan, la demeure du Seigneur Krishna, est le berceau des temples ; cette ville compte près de 4000 lieux de pélerinage.

Les Musulmans d'Orissa célèbrent une puja en l'honneur de Ganesh

Source : web.mid-day.com

BHNABANESWAR, ORISSA, INDE, 13 septembre 2005

Le Seigneur Ganesh n'est plus simplement une divinité hindoue à Orissa. Une structure semblable à une mosquée fut construite en guise de chapiteau lors d'une pandal puja et on chanta des versets du Coran au cours de la procession lors de l'immersion de l'icône. Cette puja spéciale en l'honneur de Ganesh fut célébrée pendant 20 jours ! Les Musulmans d'Orissa célèbrent cette puja en l'honneur de Ganesh depuis plus de 10 ans à Bhubaneswar - une manifestation exceptionnelle des bonnes relations communautaires et fraternelles entre Hindous et Musulmans.

Un groupe de Musulmans, composé en majorité de pêcheurs, organisent les prières pour le Seigneur Ganesh. Ils ont fondé un Comité pour la Byabasayi Sangha Puja et cela fait douze ans qu'ils accomplissent ce rituel de prières. Les Hindous de la région les aident au cours de la fête. Il y a quelques différences dans leur façon de célébrer la puja. Alors que l'icône de Ganesh est immergé le même jour ou le lendemain comme c'est la coutume dans d'autres endroits, les Musulmans poursuivent les festivités pendant 20 jours. De plus, au cours de la procession durant laquelle on immerge l'icône, on chante certains versets du Coran et on prie pendant environ deux heures. " Nous pratiquons tous les rituels hindous tandis que la Divinité est sur le chapiteau ", expliqua Abid Hussain, un fonctionnaire membre du Comité pour la Puja. La fête en l'honneur de Ganesh de cette année dispose d'un chapiteau d'environ un mètre cinquante avec des tombes et des minarets. Les membres du Comité, tous des Musulmans vêtus de robes roza (période de jeûne), entonnent des chants en l'honneur de Ganesh tous les jours et distribuent en guise de prasad un pudding à base de noix de coco, de lait et de paneer (fromage indien) aux visiteurs.

Une organisation hindoue sur le point de fabriquer des icônes de Ganesh écologiques

Source : The Hindu

Chennai, Inde, 22 août 2005

Suite à une décision de la cour de justice, le Hindu Munnami confectionne des icônes de Vinayak (Ganesh) écologiques, des corps à plonger dans l'eau, au cours de la célébration de Vinayaka Chaturuti qui a lieu le 7 septembre cette année. N. Muruganandam, organisateur officiel de la fête dans cet état, déclara aux journalistes ici présents vendredi qu'au lieu d'utiliser du plâtre de Paris, les membres de l'équipe hindoue utiliseraient uniquement du papier mâché pour confectionner les icônes. De même, ils utiliseraient seulement des aquarelles au lieu de se servir de peinture. Il dit que des pujas spéciales seraient faites pour environ 25 000 icônes du Seigneur Vinayaka dans tout le pays. Un nombre total de 400 icônes, parmi lesquelles 150 à Madurai, seraient présentées au cours des processions ayant lieu dans le district le 9 septembre. Ramagopalan, fondateur de Hindu Munnami et T.V. Rengarajan, organisateur de Ithikasa Sangatan Samiti en Inde du Sud, allaient prendre part à cette procession. Il ajouta : " Le but de cette procession est d'inculquer aux enfants une connaissance de l'Hindouisme, d'expliquer aux femmes la philosophie de la fête hindoue et d'éradiquer l'intouchabilité et les différences de castes au sein de la société ". Une procession et une conférence seront organisées à Dindigul le 18 décembre pour célébrer le jubilé d'argent de Hindu Munnami.

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