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Holi, la Fête des Couleurs Retour à la page d'accueilMises à jourLiens favorisCalendrier
 
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Holi, également connu sous le nom de Holika ou Holikotsava, est une fête extrêmement populaire en Inde. On célèbre cette fête, placée sous le signe du jeu et de la gaieté, dans toutes las classes de la société. Elle remonte à des temps très anciens. A l'origine, on l'appelait 'Holika' ; on en retrouve la trace dans de très anciens ouvrages religieux tels que les Purvas mimansa-sutras de Jaimini et les Kathaka grhya sutras. Elle date donc de plusieurs siècles avant Jésus-Christ.

Histoire de Prahlad

Hiranyakashipu était le roi des démons. Le seigneur Vishnu avait tué le frère de Hinanyakashipu parce qu'il terrorisait les dieux et les déesses. En conséquence, Hiranyakashipu voulait se débarrasser du Seigneur Vishnu et maintenir les autres Dieux sous sa coupe. Il dit à ses soldats d'écraser quiconque adorerait Vishnu, mais Vishnu protégeait ses dévots. Hiranyakashipu se dit « Il faudra que je me mesure aux pouvoirs de Vishnu pour régner sur les trois mondes. »

Il se mit donc à pratiquer des tapas (austérités sévères). Tandis qu'il était à ses pratiques, les dieux mirent à sac sa cité et détruisirent son palais. On envoya l'épouse de Hiranyakashipu à l'ermitage du Sage Narada. Elle attendait un enfant. Narada lui enseigna la religion et la gloire du Seigneur Vishnu. La reine apprit de Narada que le Seigneur Vishnu était l'âme de toutes les choses créées et qu'il était présent partout. Prahlad, l'enfant qu'elle portait fut également nourri de ce savoir.

Cependant, les austérités de Hiranyakashipu plurent au Seigneur Brahma qui dit: « Lève toi Hiranyakashipu. « Je t'accorderai tout ce que tu me demanderas. » Hiranyakashipu dit: « Je demande à n'être tué ni par un homme, ni par un animal, ni par une arme ni sans arme, ni de jour ni de nuit, ni à l'intérieur ni dehors, ni sur terre ni au ciel. Accorde moi de régner sans partage sur le monde matériel. » Le Seigneur Brahma lui accorda ce qu'il demandait.

Hiranyakashipu ramena alors son épouse dans sa cité et c'est là que naquit Prahlad. Fort de ses nouveaux pouvoirs, Hiranyakashipu reprit les hostilités à l'encontre de Vishnu et de Ses disciples. Il déclara: « Personne ne me surpasse. Je suis le Seigneur des trois mondes. Et en tant que tel, j'entends qu'on m'adore. »

Entre temps Prahlad grandissait, Hiranyakashipu le chérissait comme la prunelle de ses yeux. Il demanda à Prahlad : « Mon fils dis-moi : Qu'y a t-il de mieux à faire dans la vie? » A cette question Prahlad répondit : « C'est de renoncer au monde et de chercher refuge auprès du Seigneur Vishnu. »

En entendant cela, Hiranyakashipu se mit à rire. Il prit à part le maître de son fils pour lui dire « Surveille-le de près. Je pense que les disciples de Vishnu l'influencent en secret. Ne le quitte pas des yeux! »

Plusieurs mois passèrent, son maître annonça : « Prahlad, je pense que tu es maintenant prêt à te présenter devant ton père. » Quand on le présenta à son père, Hiranyakashipu lui demanda : « Tu es resté longtemps auprès de ton Guru! Qu'as-tu appris? » Prahlad répondit calmement : « J'ai appris que pour tout le monde la meilleure chose à faire, c'est d'adorer le Seigneur Vishnu. »

Quand Hiranyakashipu entendit sa réponse, il entra dans une grande colère : « O maudit soit cet enfant! Qui t'a enseigné de telles perversités? » Sans s'émouvoir, Prahlad répondit : « C'est le Seigneur Vishnu. Il se révèle à tous ses dévots. »

En entendant cela, Hiranyakashipu hurla de colère : « Cet enfant doit cesser de vivre! Emmenez-le et mettez-le à mort! Faites périr cet ennemi d'entre les plus vils qui s'est caché sous les traits de mon fils. Empoisonnez-le, tuez-le dans son sommeil, mais faites qu'il meure! »

Les soldats attaquèrent Prahlad tandis qu'il méditait sur le Seigneur Vishnu, mais leurs armes ne purent toucher Prahlad. On envoya des serpents contre lui, mais leur venin perdit tout pouvoir. De puissants éléphants furent incapables de le piétiner. On le poussa du haut d'une falaise, mais Prahlad en sortit indemne.

De désespoir, Hiranyakashipu le fit empoisonner mais le poison se transforma en nectar dans la bouche de Prahlad. En dernier recours, Hiranyakashipu renvoya Prahlad auprès de son maître. Cette fois, son maître tenta d'intéresser Prahlad à l'acquisition de la richesse et aux plaisirs physiques. Mais en lui-même, Prahlad se disait : « Comment la quête des plaisirs physiques ou de la richesse peut-elle procurer le bonheur? Cela ne mène qu'à l'envie et à la colère.» Finalement le maître renonça quand Prahlad dit à son père que Vishnu était l'âme de toutes les créatures et qu'il était présent partout.

Hiranyakashipu hurla de rage: « Où est ce Vishnu? S'il est partout, comment se fait-il qu'il ne soit pas dans ce pilier? S'il n'y est pas, je te décapiterai avec cette épée. Que ton Seigneur Vishnu te protège. » Quand Hiranyakashipu frappa le pilier de son épée, le Seigneur Vishnu sortit du pilier sous la forme de Narasimha (de « nara » : « homme » et de « simha » : « lion »). Ni bête, ni homme Narasimha saisit Hiranyakashipu et l'emmena au seuil de la salle du palais - ni à l'intérieur, ni dehors. C'est là, qu'au crépuscule, Narasimha tua Hiranyakashipu alors qu'il le tenait sur ses genoux.

On installa Prahlad sur le trône et il gouverna avec sagesse pendant de nombreuses années.

C'est en ce jour que Holika, la soeur de Hiranyakashipu, qui avait reçu le don de ne pas craindre le feu, tenta de tuer Prahlad; Elle s'assit sur un bûcher en flammes en tenant Prahlad sur ses genoux. Holika fut réduite en cendres, tandis que Prahlad n'eut pas une brûlure!

La fête de Holi, c'est donc brûler la vanité, l'égoïsme, l'avidité, la luxure, la haine et toutes les autres tendances négatives ainsi que les mauvaises actions et c'est la victoire des forces du bien sur les forces démoniaques.

Les rituels

Il n'y a pratiquement aucune coutume religieuse, pas de jeûne ni de culte spécial le jour de Holi. En général, le jour de Vasantapanchami (Magha Sukla Panchami), presque quarante jours avant la fête de Holi, on place une bûche en bois dans un endroit public important. Sur la bûche, on place aussi une image de Hollika tenant le petit Prahlad sur les genoux. On utilise des matériaux combustibles pour la représentation de Holika et des matériaux non combustibles pour la représentation de Prahlad. Les gens lancent des brindilles et d'autres matériaux combustibles dans les flammes. On allume la bûche dans la nuit de Phalguna Purnima au cours d'une cérémonie toute simple pendant laquelle on récite parfois les mantras Raksoghna du Rigvéda (4.4.1-15; 10.87.1-25 et ainsi de suite) pour éloigner les mauvais esprits. On lance aussi des noix de coco et des pièces dans ce feu de joie. Le lendemain matin, on ramasse les cendres du feu de joie comme prasad (objet consacré) et on s'en enduit les membres du corps. S'il y a des noix de coco, on les ramasse pour les manger.

Dans certaines maisons, on place l'image de Kamadeva (le dieu du désir) dans la cour et on lui fait une offrande simple. On partage le prasad: un mélange de fleurs de manguier et de pâte de santal. Le jour de Phalgun Krishna pratipada, il est de coutume de faire la fête, les gens se lancent du gulal, de l'eau colorée ou de la poudre de couleur parfumée.

Autres manifestations populaires associées à Holi

Au début, c'était les femmes mariées qui étaient chargées de célébrer Holi pour le bonheur et le bien-être de leurs familles. Elles adoraient la déité de la pleine lune (Raka). Il y a deux façons de calculer les mois lunaires : purnimanta et amanta. Dans le premier système, le premier jour suit la pleine lune tandis que dans le second, le premier jour suit la nouvelle lune. De nos jours, c'est le deuxième mode de calcul qui est le plus courant, mais autrefois, c'était le premier qui était très en vogue. Selon le système purnimanta, Phalguna Purnima tombait le dernier jour de l'année et la nouvelle année annonçait le Vasanta-rtu (le printemps commençait le lendemain). C'est donc ainsi que la fête de Holi est peu à peu devenue une occasion de se réjouir qui annonçait l'avènement de la saison du printemps.

C'est ce qui peut expliquer les autres noms qu'on donne à cette fête : Vasanta-Mahotsava et Kama-Mahotsava. Si l'on en croit les histoires des Puranas ainsi que diverses légendes locales, ce jour est important à trois titres. C'est ce jour là qui vit l'ouverture du troisième oeil du Seigneur Shiva, c'est également ce jour là que le Seigneur Shiva réduisit Kamadeva en cendres et que des garçons espiègles se débarrassèrent – à grand renfort de cris et de farces – d'une ogresse nommée Dhundhi qui les harcelait. Elle s'était pourtant dotée de plusieurs pouvoirs qui la rendaient pratiquement invincible, mais le bruit, les cris, les insultes et les farces des garçons ouvrirent une brèche dans son armure à cause d'une malédiction de Shiva. C'est depuis, que ce jour s'appelle « Adaba » ou encore « Holika ».

Holi au Bengale

Au Bengale, la population appelle cette fête Dolupurnima ou bien Dolayatra (fête de la balançoire) ; elle est célébrée avec un calme plein de dignité. On dit que c'est le roi Indradyumna qui a instauré cette fête à Vrindavana ; elle dure de 3 à 5 jours, et démarre au sukla Chaturdasi de Phalguna. Les principaux temps forts de cette fête sont la célébration en l'honneur de Agni et l'adoration de Govinda (Krishna), on place un portrait de Krishna sur une balançoire. Il faut pousser cette balançoire 21 fois à la fin de la fête. Et le feu qui est allumé le premier jour doit brûler jusqu'au dernier jour.

On célèbre aussi ce jour là l'anniversaire de Sri Krishna Chaitanya (A.D. 1486-1553)

Le Seigneur Krishna et Holi

Les histoires des tours que Krishna joua pendant son enfance et qui plaisaient tant aux gopis font également partie de l'essence de Holi.

Les gopis étaient plus âgées que Krishna, mais malgré tout, elles étaient tellement ravies par les jeux de Sri Krishna qu'elles-mêmes redevinrent des enfants. On décrit Sri Krishna et les gopis en train de fêter Holi dans les hameaux de Gokula, Barsana et Vrindavan qu'elles animaient de leurs espiègleries de leurs farces enfantines.

Holi c'était Krishna et les gopis qui fêtaient l'Amour. Les chants de Holi ont dépeint et immortalisé cette atmosphère tendre et espiègle haute en couleurs et pleine d'émotion.

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