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| MA GRAND-MERE JAPONAISE |
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par Meera Venkatesh |
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Tout le monde sait que les Japonais travaillent énormément. Le plus souvent, cest tout ce que les gens savent à leur sujet. Le Japon ne serait pas au stade où il en est aujourdhui sans la diligence de son peuple.
La cuisine à Tokyo se trouvait dans un temple bouddhiste. Quand je suis entrée, j'ai remarqué des bénévoles originaires du monde entier travaillant aux côtés des bénévoles japonais. Latmosphère était chargée des bruits des gens affairés qui réclamaient des choses, des rires, et des marmites, casseroles et poêles sous leau qui coulait. Alors que je parcourais la cuisine du regard, je remarquais cette petite dame japonaise de 80 ans qui faisait la vaisselle. Je métonnais de l énergie quelle déployait et je ne pouvais la quitter des yeux. Elle portait des récipients remplis de légumes et retournait à la plonge lorsquelle s'aperçut que lun dentre nous sy rendait. J'en ai profité pour discuter avec elle et jai appris quelle vivait avec ses deux fils et quelle gagnait toujours son pain quotidien. Elle était plutôt gênée de me révéler la nature de son activité.
A mesure que la journée passait, la fatigue se faisait sentir parmi nous tous, les bruits de vaisselle et les rires diminuaient. Soudain, notre grand-mère bien-aimée se mit joyeusement à chanter un cantique. Bientôt chacun dentre nous se joignit à elle pour répéter ces paroles. Lambiance redevint complètement festive en un rien de temps. Durant tout ce temps, je me suis sentie comme stimulée par cette femme incroyable. Quelque chose d'elle m'a profondément touchée. On annonça la pause de laprès-midi et tous les bénévoles, qui avaient hâte den finir avec leurs tâches, se retirèrent pour se reposer dans un coin. Mais notre grand-mère bien-aimée me surprit à nouveau. Elle apprenait le yoga avec un groupe de jeunes femmes qui faisaient quelques étirements non loin de là. A la fin de la pause, elle reprit le travail dans la cuisine en madressant un sourire chaleureux. A la surprise de la plupart d'entre nous « Mamie », comme nous avions commencé à lappeler tendrement, se rendit à la prochaine étape de la tournée dAmma au Japon. Oui, elle était bien là, à Kobe, de nouveau au travail ! Nous lui avons vivement conseillé de se rendre auprès dAmma pour recevoir une étreinte et faire une pause dans son travail. Elle refusa avec douceur disant quelle voulait dabord servir Amma. Avec une salutation japonaise et le sourire, elle entra promptement en cuisine, radieuse, en portant des marmites doignons. Les bénévoles de la cuisine exécutèrent
une danse pour Amma au cours du darshan. Mamie se joignit à eux
en se balançant gracieusement et joyeusement. Elle me fit sourire,
oublieuse de mes maux et douleurs, et de linconfort de la cuisine
humide. - Meera |
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