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Merci Acchan

28 mars 2010, Amritapuri

Amma était à Kolkata (Calcutta) quand son père, M. Sugunanandan Idamannel (Sugunacchan) est décédé, lundi matin (le 22 mars 2010). Dès le matin, ses parents et les ashramites qui n'étaient pas en tournée avec Amma ont commencé à réciter l'archana et à veiller son corps qui avait été décoré de guirlandes de fleurs et placé dans un cercueil en verre à l'hôpital. La nouvelle s’est répandue rapidement et sa famille, des membres de la communauté puis de plus en plus de dévots d'Amma ont commencé à venir pour offrir des fleurs et lui rendre hommage. Chaque personne faisait le tour du corps avant de se prosterner à ses pieds et d'aller s'asseoir à côté des gens qui se recueillaient en prière. La salle était trop petite pour contenir tous les gens qui étaient venus en foule témoigner leur sympathie. Le couloir, la véranda de l'hôpital et les abords de l'hôpital étaient remplis de monde.

Le lendemain matin, en arrivant, Amma est allée voir les autres enfants de Sugunacchan ainsi que leurs familles. Elle a effectué une circumambulation autour du corps d'Acchan et consolé la famille désemparée. Elle s'est assise pour prier tandis que les ashramites continuaient la récitation de l'archana. Au bout d'un moment, elle a suivi la procession tandis qu'on emportait le corps d'Achan chez lui pour le placer au centre du hall principal de la maison.

Là, Amma a demandé aux ashramites de commencer la répétition du huitième chapitre de la Bhagavad Gita, comme c'est la tradition de le faire entre le moment du décès et celui de la crémation. A partir de ce moment, la répétition s'est poursuivie sans interruption pendant 36 heures, au milieu de la foule des dévots et des gens venus témoigner leur sympathie. Les gens affluaient à l'intérieur de la maison pour faire le tour du corps de Sugunacchan et lui rendre hommage. Comme les autres, Amma aussi est restée assise la plupart du temps. Beaucoup ont pleuré ouvertement dans des bras d'Amma. Même ceux qui ne le connaissaient pas personnellement ont ressenti un grand deuil. Beaucoup ont exprimé le sentiment qu'ils seraient toujours redevables envers l'homme qui avait contribué à mettre au monde la forme de Sudhamani Idamannel, cette fille que des millions de personnes allaient considérer comme La Mère. Amma, quant à elle ne fut à aucun moment en proie au désarroi. Elle semblait être également à l'aise, qu'elle accomplisse son dharma en tant que fille de Sugunacchan ou qu'elle joue son rôle de mère, de guru, de guide et de chef.

Mercredi après-midi (le 24 mars 2010), on exposa le corps de Sugunacchan devant la maison, pour permettre à la foule innombrable de lui rendre hommage dans de meilleures conditions. Toute la soirée, la foule a défilé pendant plusieurs heures devant le corps d'Acchan en une file apparemment interminable. Ces moments étaient empreints d'une gravité sincère mais dépourvue de pesanteur. Le défunt a reçu tous les hommages voulus et chaque rite funéraire a été accompli à la perfection et de manière qui semblait appropriée. De plus, tout le monde avait conscience qu'il s'agissait de toute évidence d'un homme qui n'avait rien à regretter. Comme l'a résumé un des spectateurs : « Que pourrait-on demander de plus à la vie ? »

A 20 heures, Amma s’est levée et a fait le tour du corps, elle l'a embrassé et lui a donné sa bénédiction. Le corps a été porté jusqu'à l'endroit de la crémation par ses fils et petits-fils ainsi que par les plus anciens sannyasins. L’aîné de ses fils survivants, M. Suresh, marchait en tête. Après avoir accompli tous les rites habituels, le bûcher funéraire a été allumé et le corps de M. Sugunanandan Idamannel a été rendu aux éléments.

Le lendemain de la crémation, le 25 mars, les cendres ont été récoltées en présence d'Amma lors d'une cérémonie spéciale (sanjayana), conduite par Suresh, le frère aîné d'Amma. Selon la tradition une partie des cendres sera conservée pour être répandue dans des haut-lieux de la spiritualité de l'Inde. Le jour même, les hommes de la famille ainsi que les swamis ont amené le reste des cendres au bord de l'océan d'Amritapuri.

Des cérémonies et rites traditionnels se succéderont pendant les 16 jours à venir, jusqu'au 8 avril.

Des cérémonies ont également eu lieu dans chacun des centres Amma du monde entier. Amritapuri a été débordé de lettres, courriels et appels téléphoniques. Un message a semblé le mieux résumer le sentiment général de tous les dévots d'Amma dans le monde :

« Prières et gratitude pour votre contribution incroyable à l'humanité… vous nous avez donné notre précieuse Amma. De ce fait, on gardera votre souvenir à tout jamais. »

- Kanandi

Amma dans ma vie - Sugunanandan Acchan

Sugunanandan, le père d’Amma, est décédé il y a quelques jours - le 21 mars - dans son village natal du Kérala. Voici l’extrait d’un article rédigé par lui et intitulé « Amma dans ma vie ».

Sugunanandan Acchan raconte:

Damayanti amma (la mère d’Amma) me dit un jour: « J’ai vu une grande lumière et j’ai eu l’impression qu’elle se dirigeait vers moi. Puis, brusquement, je ne l’ai plus vue. »

Damayanti amma tomba enceinte après avoir vu cette lumière. Je n’étais pas là le jour où Amma est née. Nous avions un petit magasin en bordure de route sur le côté ouest. C’était une petite épicerie où l’on vendait du riz, des piments et d’autres denrées alimentaires de base. Damayanti amma y travaillait. Ce jour-là, elle se rendit au magasin comme d’habitude. Mais tout à coup, elle quitta la boutique pour rentrer ici au kalari et c’est dans cette maison qu’elle accoucha.

Pour je ne sais quelle raison, une vieille voisine passait par là. Le nouveau-né ne bougeait pas et n’émettait aucun son. Damayanti amma et la vieille dame étaient inquiètes. Trois de nos enfants étaient déjà morts, l’un d’entre eux avant la naissance de Kasturi (une de mes filles) et les deux enfants qui naquirent après elle. La dame âgée souleva l’enfant pour l'examiner. Au bout de quelques instants, elle s’exclama : « Elle est en vie! » Elle baigna l’enfant. Après le bain, la femme dit : « Elle sourit ! ». Damayanti amma se sentit soulagée.

Quand Amma était jeune, le matin, tous les enfants, y compris Elle, allaient à l’école. Mais Amma n'arrivait à l'école qu'après la cloche marquant le début des cours. Elle était en retard tous les jours. Ses instituteurs me connaissaient. Ils me demandèrent : “Sugunananda, pourquoi ta fille arrive-elle toujours en retard à l’école? C'est devenu une habitude! »

J'ai demandé à Amma pourquoi elle était en retard, mais elle n'a rien répondu. J'ai alors posé la question aux autres enfants qui allaient à l’école avec elle et voici ce qu'ils m'ont expliqué : « Elle va chez les pauvres. S’ils sont malades, elle les réconforte en les caressant. Elle leur sert à manger. Si elle a quelque chose, elle le leur donne. C’est la raison pour laquelle elle est toujours en retard. »

Si des mendiants s’arrêtaient devant notre maison, et qu'ils avaient de vieux vêtements tout déchirés, elle prenait nos habits en cachette pour les donner aux mendiants. C'est pour cela qu'elle recevait souvent des coups. Amma a dû recevoir beaucoup de corrections au cours de son enfance.

Je me rends compte à présent que ce que je faisais était mal. Mais, Amma ne nous avait pas dit qu’elle était divine !

En ce temps-là je n’avais pas une foi totale en la divinité d’Amma. Un jour, Amma m’appela pour me dire : « N'en doute pas. Personne ne devrait douter. Il va se passer beaucoup de choses ici plus tard, tu n'as encore rien vu ... » Amma parlait à l'époque de ce que nous voyons maintenant – tant de dévots ! A cette époque, je ne croyais pas à ce qu'elle disait. Mais maintenant j'y crois parce que j'ai vu que ce qu'elle disait se réalisait.

Beaucoup de gens continuaient à venir ici. Je demandais à certains d’entre eux : « D’où êtes-vous ? »

« De Vavackkavu .

--Êtes-vous déjà venus ici ?

-- Nous venons pour chaque Bhava darshan.

-- Pourquoi ?

-- Après être venus ici, il nous est arrivé tellement de bonnes choses. »

Une fois une femme me dit: “Cela faisait dix ans que j’étais mariée, mais je n’avais pas encore eu d'enfant. Le bébé que vous voyez est le fruit des bénédictions d’Amma. »

Je ne cessais d’entendre des témoignages de ce genre. Progressivement, je me suis mis à y croire.

Aujourd’hui, beaucoup de gens me demandent : « Accha, Amma est à présent devenue célèbre dans le monde entier. Quand tu vois tout cela, est-ce que tu en tires de la fierté ? Est-ce que tu te dis : « Vous connaissez Acchan ? »

Je leur réponds : « Pas du tout. Je suis un homme ordinaire. Ce n'est pas moi qui suis derrière tout ça, c'est quelqu'un d'autre. Je suis très heureux de voir tout ça. Damayanti amma et moi, nous considérons que c’est une grande chance d’avoir pu voir tout ça. Mais, mis à part ça, nous n'en tirons aucune fierté. »

Acchan (père – car c’est ainsi que tout le monde l’appelait affectueusement) avait beaucoup de volonté, il tenait toujours parole et adhérait sans faillir au précepte de satisfaction. Il avait pour principe absolu de ne jamais refuser de donner ce qu'on lui demandait. Beaucoup de gens du village lui demandaient de l'aide et des conseils.

Acchan était une mine d’histoires et connaissait une foule d'anecdotes de la vie d'Amma ; beaucoup n'ont pas encore été publiées.

Avec le décès de Suganacchan, le monde perd un témoin direct et intime du miracle des premières années de la vie d’Amma.

Acchan avait eu une attaque cardiaque en 2005 et était sous traitement médical. En 2009 on lui avait implanté un stimulateur cardiaque et il avait été placé sous surveillance médicale régulière. Cela faisait deux ans qu'un brahmachari veillait sur lui vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Acchan laisse sa femme, Damayanti Amma (75 ans) et huit enfants.

Amma sur le lieu du bûcher.

Suresh, le frère ainé d'Amma, offrant de la pâte de santal liquide sur les cendres du corps de Sugunacchan.

Le frère ainé d'Amma recueillant quelques cendres pour répandre en un lieu spirituel, comme le veut la tradition.

Recueillant quelques cendres pour répandre en un lieu spirituel, comme le veut la tradition.

Recueillant le reste des cendres dans des sacs de feuilles de cocotier pour les porter à l'océan.

Ramassant les cendres.

Amma offrant des fleurs sur le lieu de la crémation.

Pétales de fleur et guirlandes offerts.

Amma touchant gentiment le visage de sa mère Damayanti pour la consoler.

Transport des cendres à l'océan.

Jetant les cendres dans l'océan.

Les hommes de la famille d'Amma ont été rejoints par les swamis de l'ashram dans l'accomplissement de ce devoir.

L'endroit du bûcher est maintenant un site commémoratif à la mémoire d'Acchan.

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