| www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita | ||||
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| Mantra japa et Ma-Om |
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Le 9 février 2010, Amritapuri |
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Question: Pour la Sadhana (pratique spirituelle), quelle différence y a t-il entre pratiquer le Mantra Japa et pratiquer la technique Ma-Om ? Voici ce qu'Amma répondit : « Toutes ces pratiques ont pour but de nous faire entrer profondément en nous-mêmes. Dieu et le Guru sont à l'intérieur de nous. Mais le mental voit ce qui est grossier et il semble que nous ne comprenons pas la Vérité. Amma se souvient d'une histoire que l'on racontait quand elle allait à l'école. C'est l'histoire d'un corbeau assoiffé qui trouve une cruche, mais qui n'arrive pas à boire parce que le niveau de l'eau est trop bas. Poussé par la soif, le corbeau fait tomber des cailloux dans la cruche tant et si bien que le niveau de l'eau monte et que l'oiseau arrive à boire. C'est la soif qui a poussé le corbeau à faire un effort. Nous aussi, nous avons besoin de faire des efforts pour faire émerger le savoir enfoui en nous. Grâce à nos efforts, à notre vivacité et à notre vigilance, nous pouvons faire émerger tout ce savoir enfoui en nous. De nos jours, les gens font semblant de dormir ; il n'y a donc pas moyen de les réveiller. Nous non plus, nous ne sommes pas encore prêts à nous éveiller. En fait, le disciple doit ouvrir la porte pour laisser entrer le maître, expliqua Amma. » Puis Elle poursuivit : « Notre mental nous tire dans toutes les directions. Grâce au Mantra, nous essayons de concentrer le mental, et ce faisant, nous augmentons notre énergie - tout comme une loupe fait converger les rayons du soleil en un seul endroit au point que le feu peut prendre. Grâce aux pratiques spirituelles, on peut économiser beaucoup d'énergie et l'utiliser au service du monde. Si on compare les gens normaux à des ampoules électriques, les tapasvis (les sadhaks sérieux) sont comme des transformateurs. Ils peuvent rendre beaucoup de services au monde, souligna-t-elle. Amma se souvient d'un avocat qui faisait du bruit avec son stylo quand il plaidait une cause. Ce petit bruit répétitif l'aidait à soulager le stress, cela lui permettait de se concentrer et de remporter plusieurs succès. Un jour, il oublia son stylo et le stress eut raison de lui, sa plaidoirie fut lamentable et il perdit le procès. Ce stylo de rien l'aidait à surmonter le stress. Cela peut sembler aberrant. Mais ça marchait. De même les pratiques spirituelles nous aident à surmonter le mental. Les gens parlent de Pranayama et disent que c'est bon pour la concentration de contrôler la respiration et de respirer rapidement. Si une respiration rapide favorisait la concentration, tous les asthmatiques auraient atteint l'éveil, plaisanta Amma.» Elle poursuivit : « Il faut que nous pratiquions avec sagesse et conscience. » Amma expliqua également comment avait été découverte la méditation Ma-Om. Quand elle était petite, elle marchait sur la plage. Amma entendait Ma et Om dans le va et vient des vagues. Ma-Om devint continu et automatique comme le fait de respirer. C'est ainsi qu'à la plage, chaque pas devint une méditation. Amma fit remarquer que cela ne sert à rien de changer de pratique. Elle souligna notre impatience. « Les gens manquent tellement de patience. Ils passent tout de suite à la conclusion. Un oiseau qui s'était posé voulait traverser le port. Voyant un bateau et pensant qu'il le ferait traverser, il alla se percher sur le mât. Le bateau démarra et ne tarda pas à prendre le large. Plus le temps passait et plus l'oiseau s'impatientait, il se mit à voler vers le nord dans l'espoir de gagner le rivage. Il finit par se fatiguer et revint au bateau. Puis il essaya de voler vers le sud. Épuisé, il dut faire demi-tour. L'oiseau essaya alors d'aller vers l'est puis vers l'ouest. Ne voyant pas la terre, il dut à chaque fois revenir au bateau. C'est seulement quand le bateau arriva à un autre port que l'oiseau vit enfin la terre. Ensuite, il ne fallut pas longtemps avant qu'ils atteignent la côte. Si l'oiseau avait été patient, et était resté sur le bateau, il aurait de toute façon atteint la côte sans avoir besoin de voler dans tous les sens. » Amma conclut en expliquant : « C'est la même chose pour nous, le véritable bonheur est déjà en nous. Pratiquez avec constance. Pratiquez régulièrement. Quand nous gagnerons en conscience, nous nous fondrons dans cette réalité que le bonheur est en nous. » Sakshi |
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