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Depuis
un mois, des membres de « Ayudh Europe » séjournent
à Amritapuri et ont eu la chance de s'impliquer dans le 'projet
plastique' de l'Ashram dans le cadre de leur séva quotidien. Ce
projet a été lancé par une résidente de l'ashram
qui avait eu l'idée de réutiliser les déchets de
plastique dont elle était entourée. Ce n'est pas une mince
affaire de trier ces déchets de la poubelle, surtout qu ils
doivent être lavés à la main, stérilisés
et séchés. Ces matériaux simples ont servi à
créer toute une gamme d'objets, depuis des porte-monnaie et des
portefeuilles jusqu'à des sacs en bandoulière en passant
par des tapis de méditation. Chaque article est une pièce
unique, vivement colorée et laborieusement produite selon des critères
de qualité élevés. Il est fait appel à des
techniques telles que le tricot, la couture et le crochet pour confectionner
de beaux articles. Les enfants en particulier aiment bien ce séva
et c'est un excellent moyen pour eux de se familiariser avec le recyclage.
Après cette expérience, plusieurs dévots ont trouvé
l'idée tellement bonne qu'une fois rentrés chez eux ils
ont démarré leur propre « activité plastique
».
Pendant
ce temps, à l'ashram la popularité de ces objets est telle
qu'il est difficile de satisfaire la demande! Il n'est pas rare de voir
des ashramites se servir de leurs accessoires en plastique recyclé
: on dirait que ce projet est très bien accueilli ici, et tout
particulièrement par Amma elle-même! Quand on lui a offert
un sac en plastique recyclé fait à la main, elle l'a levé
bien haut pour le montrer à tout le monde en disant: « Peut-être
que cela ne représente pas grand-chose pour vous, mais grâce
à cela, le cur des individus s'épanouit et cela donne
envie à d'autres d'en faire autant. Cela peut faire changer la
société de façon significative. »
Il y a plus glorieux comme travail que de trier le plastique des poubelles,
mais cela fait prendre conscience du « chantier » que nous
laissons traîner dans notre sillage. On se surprend à réfléchir
à deux fois avant d'attraper tel paquet de biscuits ou telle tablette
de chocolat emballés dans du plastique.... En fait, cette tablette
de chocolat va disparaître en cinq minutes (quand ce n'est pas moins!),
tandis que ce matériau sera encore là quand nous aurons
disparu de la surface de la Terre. Il faut au moins 300 ans pour qu'un
sac en plastique soit dégradé. Ce n'est pas un bon héritage
à laisser aux générations futures. Si nous arrivons
à inventer des solutions maintenant, peut-être que nous pourrons
réduire l'impact de « l'épidémie de plastique
» qui s'abat sur la planète.
Dans
l'un de ses discours, Amma a dit que le plastique est tellement répandu
de nos jours que les oiseaux se mettent même à en utiliser
des déchets pour fabriquer leurs nids! Dans le même ordre
d'idées, dans certaines des zones les plus polluées de l'Océan
Pacifique, des animaux marins le prennent facilement pour de la nourriture,
et meurent souvent, faute de pouvoir le digérer.
En fabriquant des objets séduisants avec du plastique recyclé,
on peut limiter la pollution de la nature et récolter de l'argent
pour de bonnes causes, mais aussi et surtout on peut faire prendre conscience
du problème qu il pose . Comme nous, les gens pourraient
se mettre à réfléchir avant d'acheter des produits
emballés sous plastique et donc contribuer à mettre
fin à ce problème.
Cette
activité fait vraiment prendre conscience de tout ce que l'on peut
faire avec un peu d'imagination! Pendant le prochain Echange de jeunes
d'AYUDH Europe, ne manquez pas l'atelier de recyclage du plastique
nous espérons qu'il motivera vraiment tout le monde!
- Dass
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