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Puissent mes enfants devenir la lumière du monde
27 Septembre 2007, Amritapuri

Dans le discours qu'elle a prononcé pour les fêtes de son 54ème anniversaire, Amma a en fait commencé par parler des anniversaires. Amma a dit: « Que nous vivions dans une hutte ou dans un palais, nous fêtons tous notre anniversaire en soufflant des bougies, en coupant un gâteau et en chantant « Bon anniversaire ». Au moment où nous coupons le gâteau et où nous participons à la fête, nous sommes peut-être relativement heureux. Mais, qu'en est-il de l'avant fête et de l'après fête? Nous sommes malheureux. A quoi cela sert-il d'être heureux seulement le jour de notre anniversaire? La naissance est un moment très court. Qu'en est-il du reste du long voyage qui s'ensuit? Pour la plupart des gens, la vérité c'est que ce n'est pas une expérience joyeuse.

Puis Amma en est venue à parler de la nature du bonheur, elle a dit que si les gens veulent faire l'expérience du bonheur permanent, il faut d'abord qu'ils se remplissent d'un amour universel. Amma dit qu'en vérité, c'est le pouvoir de l'amour qui permet que tout arrive dans notre univers. « Les êtres humains, les animaux, les arbres et les plantes – tout a besoin d'amour pour grandir. La graine devient un arbrisseau, l'arbrisseau devient un arbre et l'arbre donne des fleurs et des fruits au monde. Tout ceci n'est possible que grâce à des soins pleins d'amour. C'est seulement grâce à l'amour que l'on peut éveiller et faire vibrer la puissance de Dieu qui est endormie dans le mental humain. Seul l'amour peut rendre divin l'être humain. Quand on est sans amour, on devient comme un animal. »

Amma a également parlé des divers problèmes auxquels le monde doit faire face en ce moment. Parmi ces problèmes, la tendance à faire la part belle à l'ignorance spirituelle, à l'ego, à l'adharma, à la nature instable du mental humain, à la précipitation et à l'impatience.

« Nous vivons à une époque où personne n'a de temps pour personne d'autre et qui plus est même pas pour soi-même. » dit Amma. « Nous nous dépêchons de finir tout ce que nous avons à faire le plus vite possible, nous trouvons à peine le temps de respirer. Vous avez peut-être vu des affiches: 'La vitesse, ça grise mais ça tue'. Et ce slogan n'est pas seulement valable pour la conduite. Il est valable aussi pour tous ceux qui ne savent pas comment contrôler la vitesse de leur vie ... Nous sommes nombreux à rester l'oreille collée à nos téléphones portables nuit et jour ou les yeux rivés sur l'écran de notre ordinateur. De ce fait nous n'avons pas le temps d'écouter nos proches – ni même simplement d'être avec eux. Nous n'avons pas le temps de regarder le visage de nos amis. Même ceux qui ont planté de jolies fleurs dans leur jardin ou leur cour trouvent rarement le temps de profiter de leur beauté. Si l'on va trop vite, on abîme toute la beauté des choses. »

Amma a souligné l'importance de trois facteurs pour que les actions portent les fruits escomptés: le choix du bon moment, des efforts personnels et la grâce de Dieu.

Amma a fini son discours en avertissant du danger pour l'Inde d'abandonner sa culture traditionnelle en échange des façons de faire occidentales. « Aujourd'hui, nous considérons que notre tradition culturelle et les valeurs auxquelles nos ancêtres étaient si fermement attachés sont dépassées. » dit Amma. « Nous sommes prêts à accepter aveuglément tout ce qui est nouveau. Dans tous les domaines, que ce soit pour les vêtements, les relations ou les loisirs, nous essayons de copier l'occident. Nous passons de la coopération à l'égoïsme. Il n'y a rien de mal à prendre ce qui est bon dans les autres nations. Mais pourquoi faudrait-il recevoir à deux mains ce que les autres ont déjà recraché? »

Amma a dit que l'Inde ne devrait pas juger de son succès seulement en termes de puissance économique, mais plutôt en termes d'éducation, de compassion et de culture. « Même si l'Inde devient la plus grande puissance économique du monde, s'il reste des milliards de gens qui meurent de faim ou qui ne sont pas correctement éduqués, à quoi servira un tel statut ? Nos progrès devraient se manifester sous forme de nourriture pour ceux qui ont faim, de maisons pour ceux qui sont sans abri, d'amélioration de leurs conditions pour ceux qui appartiennent aux couches sociales les plus défavorisées. Le mental humain progresse réellement quand il devient raffiné et cultivé. Un mental cultivé est un mental qui est devenu moins égoïste – un mental qui voit les autres comme étant son propre Soi. C'est cela la culture. Si nous y arrivons, alors la prospérité matérielle et la paix suivront d'elles-mêmes.

Amma a conclu en demandant à tous de se mettre au service des pauvres et de ceux qui souffrent : « Servir ce genre de personnes, c'est comme cela qu'Amma considère que l'on adore Dieu. Amma prie pour que s'éveille en ses enfants l'esprit de sacrifice. Puisse le monde voir, au travers des enfants d'Amma, que les flots d'amour, de compassion, de désintéressement et de sacrifice ne se sont pas évaporés du mental de l'homme. Puisse mes enfants devenir la lumière du monde. »

—Kannadi

 
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