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La toute première visite dAmma en Amérique du Sud
commença au Chili, à Santiago, une métropole blottie
au pied des splendides montagnes des Andes.
Peu de temps après son arrivée au Chili, Amma fut officiellement
accueillie à la Casa de Moneda, le Palais Présidentiel par
Michelle Bachelet, la Présidente du Chili
en personne. Michelle Bachelet première femme élue
présidente du Chili eut avec Amma un entretien qui dura
près de quarante minutes ; elle précisa au début
de leur rencontre quelle aussi aime étreindre les gens quand
elle les rencontre, mais que personnellement, elle ne disposait pas de
lénergie vitale nécessaire pour étreindre des
stades remplis dune multitude de gens comme Amma.
Si
on se demandait comment une ville comptant 93 % de Chrétiens dont
68,7% de Catholiques réagirait à la venue dAmma, cette
question trouva sa réponse le lendemain matin. Presque dès
le lever du soleil au-dessus des Andes, une immense foule se mit à
descendre vers le centre de convention Espacio Riesco. Le hall gigantesque
fut rempli bien avant larrivée dAmma et quand Amma
entra, elle fut saluée par un tonnerre dapplaudissements.
En fait, au cours des trois jours qui suivirent, à chaque fois
quAmma entrait dans le hall, le quittait ou finissait de chanter
un bhajan, une salve dapplaudissements retentissait.
Il est clair que les habitants de Santiago voyaient en Amma ce que les
gens du monde entier perçoivent depuis les vingt dernières
années un guide spirituel qui nest pas là pour
changer la religion de quiconque mais simplement pour les conduire vers
lAmour le cur commun de toutes les confessions religieuses.
« Je ne cessais doublier que ces gens
navaient jamais rencontré Amma auparavant, commenta un des
organisateurs du programme. En effet, ils appréciaient particulièrement
les nombreux chants quAmma entonnait en espagnol, leur langue natale.
»
Au cours des programmes du matin, Amma avait autour delle toutes
les agences de presse principales du pays. La visite dAmma au Chili
fut considérée véritablement comme un événement
de première importance et des reportages furent même publiés
dans quelques journaux américains.
Pendant les trois journées qui suivirent, les foules étaient
si importantes que chaque programme senchaînait avec le suivant
presque sans pause, entre le programme du matin et celui du soir. Le darshan
du matin se déroulait de dix heures du matin à six heures
du soir, puis les programmes du soir de sept heures du soir à six
heures le matin suivant. La foule atteignit son maximum le soir du Devi
Bhava, quand limmense hall fut plein à craquer au cours de
lAtma Puja. En fait, la file dattente de la puja avait commencé
à se former alors quAmma donnait le darshan en matinée.
Et au cours du darshan du Devi Bhava, la file dattente pour linitiation
au mantra était presque aussi longue que la file pour le darshan
Les
Chiliens eurent aussi limmense chance dêtre en présence
dAmma pour la fête de Guru Purnima qui se déroula au
cours de la nuit du Devi Bhava. Vers la fin du Devi Bhava, Swami
Amritaswarupananda fit un beau discours à propos du sens
du mot Gourou et rappela quelle chance nous avons tous davoir un
satguru, un véritable mahatma dans notre vie.
Avant de quitter le Chili pour se rendre au Brésil, Amma rencontra
plusieurs des dévots de la région qui avaient participé
à lorganisation du programme. Il était vraiment étonnant
de voir combien les programmes sétaient déroulés
harmonieusement alors quaucune des personnes impliquées navait
jamais organisé de programme auparavant et que la plupart des bénévoles
navaient encore jamais rencontré Amma. En fait, de nombreux
bénévoles avaient pris une semaine de congé ou plus,
afin de se consacrer à lorganisation à temps plein.
En regardant ses enfants de Santiago dans les yeux avec amour, Amma leur
demanda : « Comment avez-vous fait cela ?
»
Lun dentre eux lui répondit aussitôt : «
Avec amour. »
En entendant ces mots, Amma hocha la tête en signe dapprobation
et sourit en disant : « Cest vrai,
là où il y a de lamour, tout est possible. »
Kannadi
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