www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita
 
 
     
 
Amritapuri Retour à la page d'accueilMises à jourLiens favorisCalendrier
 
le
Partout, à toute heure...
4 octobre 2006, 4:45 am, Amritapuri
3:30 a.m.: La cloche sonne un peu plus tôt que d'habitude. Certains résidents de l'ashram ont passé une nuit blanche pour effectuer les préparatifs de dernière minute pour le tour. Parmi ceux qui avaient du mal à garder les yeux ouverts, il y avait également ceux qui n'étaient pas aller se coucher pour ne pas manquer Amma quand elle partirait au petit matin.

4:45 a.m.: La cloche sonne trois fois, c'est le signe infaillible que Amma sort.

L'archana du matin vient de se terminer, mais pas le mahishasura mardhini stotram. Les garçons remettent le stotram à plus tard. Les filles le font à vitesse grand V. tout le monde se rassemble autour de la voiture d'Amma. Tous les regards sont braqués en direction de l'escalier qui mène à la chambre d'Amma, en prévision de son arrivée.

Soudain on fait passer un message. Amma appelle tout le monde dans le temple.

Oh, mon Dieu! Nous nous rendons au temple en courant. Comme l'escalier en colimaçon pour accéder au temple est très étroit, nous sommes nombreux à prendre d'autres chemins pour y aller. Pourquoi donc Amma est-elle allée au temple? Qu'est ce qu'elle va faire? Mille questions.

Amma est assise sur son estrade en bois, comme tous les mardi. Surprise, surprise! Elle demande un micro. Elle va parler... Non elle va tenir une réunion! Comment cela se fait-il ? La veille au soir elle a pourtant passé beaucoup de temps avec nous à la piscine à nous pousser dans l'eau, à plaisanter avec nous, à chanter et à nous raconter des histoires de son enfance. Elle aurait pu faire la réunion hier. Pourquoi maintenant?

La spontanéité d'Amma - C'est ce qui la rend unique, inimitable, plus belle et merveilleuse que n'importe quoi d'autre au monde.

Amma commence à se renseigner sur les projets de logements et à demander où en sont les travaux en ce qui concerne le tsunami au Tamil Nadu et dans les Iles Andaman & Nicobar. Elle pose toute une série de questions: Est-ce qu'on devrait faire venir le bois de construction du Kerala, du Tamil Nadu ou de Calcutta? Est ce que cela ne reviendrait pas moins cher de fabriquer les fenêtres et les portes ici et de les transporter ensuite par camion jusqu'à Chennai pour les envoyer ensuite à Andaman par bateau? De toute façon il faut faire venir le bois du Kérala.* Mettons qu'un camion puisse transporter une cargaison de 10 tonnes, cela fait combien de portes et de fenêtres terminées par camion? Est-ce qu'il y a des frais de transport supplémentaires à rajouter? Elle dit à un brahmachari de se renseigner sur le prix du bois de construction et sur les salaires au Tamil Nadu et à Calcutta.

Amma demande si on a fini d'installer l'électricité dans les maisons neuves. Elle apprend que le travail n'est pas terminé. Elle charge un brahmachari de s'en occuper.

Elle demande à un autre brahmachari de discuter avec les fonctionnaires du gouvernement du Tamil Nadu, parce qu'à certains endroits, le gouvernement n'a pas encore défini les terrains pour bâtir les maisons du tsunami dont la construction a été attribuée à l'ashram.

Ensuite Amma se consacre aux écoles Amrita Vidyalayam. Il y a de plus en plus d'inscrits, ce qui implique beaucoup de travail à faire en peu de temps. Cela implique davantage de salles de classe, de laboratoires etc. dans chaque établissement. Sans compter les travaux de maintenance en ce qui concerne les anciens bâtiments et les travaux de construction en ce qui concerne les nouveaux... A Perumbavoor, à Trivandrum, à Calcutta, à Mumbaï, à Hydrerabad, à Tiruvalla...Amma ordonne aux brahmacharinis responsables de faire l'inventaire de tout ce qui reste à faire d'ici la fin de l'année. Faîtes ce qui est à faire tout de suite et reportez les travaux les moins urgents, dit-elle. Amma désigna aussi des brahmacharis pour la conduite des travaux dans une trentaine d'établissements.

Puis elle s'intéressa au travail de l'imprimerie, puis à tout ce qui concerne l'Ayurvéda. Amma s'adressa aux brahmacharis et brahmacharinis qui traduisent les publications de l'ashram ; à ceux qui vont faire des satsangs à l'extérieur du Kérala; et à ceux qui enseignent et ou travaillent dans les établissements scolaires ou universitaires. Amma désigna aussi quelques brahmacharis pour travailler dans les ashrams locaux créés récemment.

Amma insista pour que tout le monde assiste aux cours sur la Bhagavad Gita, sans que cela empiète sur leur travail ordinaire à l'ashram ou à l'école. Si nécessaire, ils n'ont qu'à faire des heures supplémentaires le soir pour rattraper un éventuel retard.

Amma n'a pas oublié de faire des remontrances maternelles à certains brahmacharis qui avaient commis des erreurs dans leur séva. Elle leur rappela que tout travail accompli sans shraddha [attention] devient adharmique [préjudiciable].

Au moment où tout le monde pensait que la réunion était sur le point de se terminer, Amma demanda Qui n'a rien à faire? Tout le monde sourit. Quelques personnes se levèrent timidement. Amma leur conseilla d'aider partout et à chaque fois qu'il y aurait quelque chose d'urgent à faire.

Ce qui est remarquable chez Amma, c'est son excellente gestion : gestion des ressources, rapidité de prise de décision, gestion financière, gestion des ressources humaines, du temps, de la productivité, communication fabuleuse, et plus que tout, son art de mettre tout le monde à la tâche dans le même but: loka sevanam [service de l'humanité].

Ceux qui se seraient attendus à ce qu'au petit matin, Amma parle de spiritualité en auraient été pour leurs frais - elle semblait parler de choses matérielles. Mais pour Amma, il n'y a rien de matériel. Rien n'est mithya [irréel]. Pour Amma, 'Eeshavaasyamidam sarvam' ['Tout est divin, réel'].

Avant de partir, Amma a chanté 'Mukunda murari gopala'. C'était un moment doux-amer: La joie d'être avec Amma était grande mais pourtant tout le monde se sentait triste à la pensée que Amma allait s'en aller. Avant de se lever, Amma demanda à ses enfants de bénir son tour d'Europe et des USA qui allait durer deux mois.

Les résidents de l'ashram se mirent en file indienne, tous du même côté, du côté où Amma montait en voiture. Tout le monde était debout, mains jointes en prière: priant dans la dévotion d'Amma.

Quelle chance, quelle bénédiction d'avoir une telle Mère et un tel Guru!

* A Amritapuri, sur le campus universitaire, on a installé une scierie pour les travaux de reconstruction après le tsunami.

Accueil Haut de page Mises à Jour du site

Mata Amritanandamayi - Maison Amrita