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Ce
n'était pas la première fois qu'il y avait 100.000 personnes
qui venaient assister à un programme d'Amma, mais c'était
la première fois qu'ils essayaient tous de passer au darshan exactement
au même moment.
En
fait, dès l'instant où Amma arriva sur l'estrade d'Indore,
les hommes politiques, les reporters, les policiers, les industriels,
les retraités - sans parler de la foule des milliers de personnes
- se mirent à jouer des coudes pour se frayer un chemin jusqu'à
Amma. Dire que c'était difficile à gérer serait une
litote. C'était impossible. Puis, à l'heure où le
darshan commença pour ainsi dire de façon officielle, des
milliers d'autres personnes qui avaient jusque là attendu patiemment
se mirent elles aussi à pousser. Ils ignoraient peut-être
qu'il faut attendre l'affichage de son numéro pour se présenter.
Pendant tout le temps que dura le darshan, les brahmacharis, les brahmacharinis,
et les dévots qui voyageaient avec Amma durent faire la police
autour de l'estrade pour éviter une ruée de l'énorme
foule. En fait, la situation était telle que le satsang d'Amma
et les bhajans durent être retardés d'une demie heure simplement
parce que personne ne voulait quitter la scène. A un moment pendant
le darshan, Amma se leva en personne pour parler dans la sono et dire
à tout le monde de ne pas s'inquiéter, qu'elle donnerait
le darshan à tout le monde mais qu'il leur fallait être patients
et ne pas pousser. " En 35 ans de darshan,
on n'a jamais rien vu de pareil. " dit un des brahamcharis
les plus anciens.
A la fin du darshan, vers 9.30 le lendemain matin, de nombreux ashramites
firent ce commentaire : " Il est clair que
c'est seulement grâce au sankalpa (résolution) d'Amma que
personne n'a été blessé. "
En
route vers Jaïpur, la prochaine étape de son tour, Amma fit
une halte à Kotta au Rajasthan ; Les gens s'assirent sur la berge
de la rivière, la Chambal, et une discussion s'ensuivit. Certains
dévots qui avaient aidé à contenir la foule firent
part de leurs expériences et de leurs sentiments. Une femme expliqua
qu'à un moment elle avait retenu un homme par le col de sa chemise
pour l'empêcher de monter sur la scène, mais soudain elle
s'était rendu compte qu'elle tenait toujours la chemise- mais pas
l'homme ! Amma et les swamis, tous ceux qui suivaient le tour se mirent
à rire. Toute la nuit, la situation avait été telle
qu'il fallait en rire ou en pleurer. Il vaut mieux en rire.
" Ils étaient dévots mais ignorants.
" dit Amma en faisant référence aux gens qui
s'étaient rués sur l'estrade. "
Il y avait 15.000 personnes dans un espace prévu pour 1000 personnes.
Amma ne pouvait pas arrêter de penser à leur sécurité.
J'avais peur qu'il n'y ait une ruée. Et qu'est-ce qui ce serait
passé si dans la foule il y avait eu des cardiaques ou bien des
gens souffrant d'hypertension ? Mais, grâce à Dieu, il n'est
rien arrivé de fâcheux. "
Un des hommes expliqua à Amma, que pendant 16 heures il était
resté au milieu d'une marée humaine à essayer de
s'assurer que tous ceux qui se présentaient pour le darshan avaient
un ticket.
"
A dire vrai, je n'aime pas vraiment être touché par une foule
de gens. " dit un jeune américain. "
Mais quand quelqu'un a dit qu'ils avaient vraiment besoin d'aide pour
contrôler la foule, je suis venu. Au début, j'ai commencé
par avoir un petit peu peur, ensuite je me suis mis en colère parce
que personne ne voulait obéir, mais à la fin j'ai compris
que tout cela était sans importance, que c'était seulement
la leela (le jeu) d'Amma. " Pour finir, il dit qu'il décida
de simplement faire ce qu'il avait à faire sans s'énerver,
et de profiter des bhajans.
" Je ne sais pas si leur comportement a été
enfantin ou puéril. " dit Amma en riant. "
Mais si vous mettez un sac de chocolats devant des enfants, il n'y aura
rien à faire pour les discipliner. "
D'abord, Amma souligna qu'il était important que les gens qui
contrôlaient la foule fassent preuve de discipline certes, mais
aussi de compassion. Puis elle donna des conseils pratiques pour essayer
d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise à l'avenir.
Amma dit à tout le monde que dans la vie ils devaient apprendre
à tirer des leçons de leurs expériences. "
Il ne faudrait jamais relâcher notre vigilance et nous attendre
à ce que toutes les situations se reproduisent. " dit
Amma. " Nous ne pouvons pas espérer
que la paix et la sécurité règnent partout. La vie
de Rama était différente de celle de Krishna. Chaque situation
est différente. "
Vers la fin de la halte à Kotta, un brahmachari dit qu'il avait
une suggestion à faire pour le développement spirituel des
gens qui s'étaient précipité sur la scène.
" Amma, je pense que la dévotion
est la voie idéale pour eux. " dit-il. "
Tout comme les gopis de Vrindavan, ils devraient passer le reste de leur
vie à espérer le retour du Seigneur
mais elle ne revient
jamais. "
C'était censé être une plaisanterie, et tout le monde
se mit à rire, y compris Amma. Mais Amma était d'un autre
avis : " Dans l'obscurité, ils ont
besoin de lumière. Nous devrions y aller plus souvent ! "
Sakshi
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