| www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita | ||||
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| Elle qui ne sait pas Mais qui sait tout en ne sachant pas en même temps |
| 22 Février 2006 - au bord de la NH7, entre Andhra
Pradesh et Maharashtra |
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Puis le paysage change dès qu'on quitte l'Andhra Pradesh pour
le Maharashtra. A nouveau il y a des arbres, l'herbe réapparaît,
les rivières recommencent à serpenter dans le paysage. A
chaque kilomètre qui passe, le monde semble rajeunir de plus en
plus. Des brindilles de fleurs de coton voletaient, et un petit français blond en " cueillit " un qu'il offrit à Amma. Tout le monde vit qu'Amma apprécia cela. Dans les mains d'Amma, cette brindille de fleurs devenait précieuse. C'était comme si pour Amma, rien ne pouvait être plus beau ou plus miraculeux. Finalement Amma dit " Ceux qui savent quelque chose devraient l'enseigner à ceux qui ne savent rien ". Peut-être était-ce juste une plaisanterie, mais pour ceux qui ont étudié les Upanishads, les paroles d'Amma résonnèrent de façon puissante. Dans la Kenopanishad, pour expliquer que la Vérité Ultime est au-delà de ce que nous pouvons nous figurer avec notre esprit et que nous ne pouvons pas nous le représenter comme nous nous représentons un objet, le Gourou dit à ses disciples : "Si vous pensez 'je connais bien assez Brahma', en fait vous ne connaissez qu'une toute petite parcelle de ce qu'Il est dans le corps humain et une infime manifestation de ce qu'Il est parmi les dieux". Alors il leur suggère d'aller plus loin dans leur contemplation. Après l'avoir fait, un disciple annonça qu'en effet, il avait finalement réalisé : " je ne pense pas que 'Je connais bien assez Brahma'; Ce n'est pas que je ne le connaisse pas . Je le connais et je ne le connais pas en même temps. Celui parmi nous qui comprend l'affirmation 'Ce n'est pas que je ne le connaisse pas, je le connais et je ne le connais pas en même temps' connaît Brahma". Tout d'abord, tous ceux qui étaient assis autour d'Amma restèrent silencieux ; puis une femme américaine se leva. " Est-ce qu'Amma pourrait nous parler de la beauté de l'état de la réalisation divine, afin que nous soyons inspirés à faire des efforts vers le But ? ". Réalisait-elle que sa question était parfaitement alignée avec les Upanishads ? Etant la seule dans le champ de coton qui appartenait à la catégorie de " ceux qui savent ", voire de " ceux qui ne savent pas ", Amma était la seule à pouvoir parler de ce sujet. Les Upanisads ne concernent pas uniquement les Himalaya d'une époque
passée, mais sont appropriés à chaque fois qu'un
chercheur de la Vérité vient à un maître spirituel
avec le désir sérieux de connaître la Réalité.
Pour aider la femme -âgée d'une soixantaine d'années- à comprendre, Amma lui demanda de se rappeler de son premier petit ami, et de combien les premiers moments passés ensemble étaient enchanteurs. " Qu'il ait été beau ou pas n'avait aucune importance pour vous " dit Amma " parce que tout est beau là où il y a de l'amour. Cependant, alors que l'amour terrestre décline et est soumis à notre perception de la beauté, dans la réalisation de Dieu la béatitude et la beauté sont éternelles. Quand l'esprit devient beau, nous voyons la beauté dans toute chose." Pour illustrer ce qui arrive quand nous devenons attachés à la beauté relative des objets, Amma donna l'exemple de quelqu'un qui épouserait Miss Monde. Quand ils viennent de se marier, il est dans la félicité du fait qu'il a réussi à conquérir l'amour de sa vie. Mais en même temps, beaucoup d'hommes sur la planète vont déprimer en apprenant qu'elle n'est plus disponible. " Peut-être même vont-ils prendre des médicaments pour lutter contre la dépression " dit Amma. Après quelque temps, le mari et Miss Monde commencent à se disputer, et le mari prend aussi des antidépresseurs. Amma alors souligne l'ironie de l'histoire en disant combien l'espoir revient chez les hommes de la planète quand ils apprennent le divorce de Miss Monde ! Amma dit alors que chacun devrait tourner son regard vers l'intérieur et y chercher Dieu, ou tâcher de voir Dieu dans le monde autour de soi. Elle donna alors deux exemples de dévots qui ont suivi ce dernier
chemin : les gopis de Vrindavan et le Sage Narada. Les gopis voyaient
Krishna en toute chose et en toute personne, et le Sage Narada n'inspirait
pas ou ne faisait pas un pas sans prononcer son mantra. -Sakshi |
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