| www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita | ||||
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| Smriti Deepam |
| 26 décembre 2005 - Alappad Panchayat, district de Kollam, Kérala |
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Il y a un an moins seize jours, la route était jonchée
de débris - des maisons détruites, des bateaux détruits,
des gens détruits ( Et bien sûr, ce qui faisait aussi vraiment une grande différence, c'était qu'en se rendant sur les lieux de la crémation, Amma passait devant les centaines de maisons neuves - plus d'un millier à ce jour- construites par l'Ashram ; ces maisons longent la route et on peut les apercevoir en partie derrière les bosquets de cocotiers. A la différence de l'an dernier, quand Amma entreprit de faire à pied les deux kilomètres, 10.000 personnes se tenaient le long de la route - un mélange d'habitants d'Alappad, d'ashramites et de dévots d'Amma venus du monde entier- tous avaient à la main une petite lampe à huile en terre cuite. Smriti deepam- les lampes du souvenir. Et au passage d'Amma, tous la suivaient en récitant Om lokah samastah sukhino bhavantu. [" Puissent tous les êtres de tous les mondes être heureux ! "] En arrivant sur le site de la crémation, Amma bénit avec des fleurs la statue récemment érigée d'une tête de femme avec les mains ouvertes. La statue est faite de sable noir, la femme symbolise la terre qui prie la mer pour qu'elle reste dans ses limites. C'est là que deux jours après le tsunami, on avait brûlé 42 corps ; des mères, des pères, des douzaines d'enfants. Aujourd'hui des photographies décorées de guirlandes étaient déposées près des endroits où avaient été dressés les bûchers individuels. Au milieu, Amma planta un petit peepal (une sorte d'arbre) et puis quand elle fit le tour du site de la crémation, tous ceux qui l'accompagnaient la suivirent. Ensuite, Amma s'assit sur le sable du site de la crémation et demanda à tous de réciter Om, lokah, samastah, sukhino, bhavantu. Pendant les cinq minutes qui suivirent, l'air résonna du mantra que les dix mille personnes répétaient. A part cela on n'entendait que quelques femmes affligées qui avaient perdu un des leurs.
Amma dit aussi que la mort fait partie intégrante de la vie. " Nous devons tous y être confrontés, aujourd'hui ou demain, " dit Amma. Ce qui importe, ce n'est pas la façon de mourir, mais la façon de vivre. Les êtres qui nous sont chers sont morts, mais ce n'est pas une raison pour rester en deuil à tout jamais. Dans nos Ecritures, il est fait référence à la mort comme étant une étape pour entrer dans une vie nouvelle. C'est comme le point que l'on met à la fin de la phrase. Il n'y a pas que leurs proches et ceux à qui ils étaient chers qui ont prié pour le bien des âmes des disparus ; beaucoup, beaucoup d'enfants du monde entier ont prié eux aussi. Ces prières ne seront jamais vaines. Mes enfants, vous devriez reprendre des forces à cette pensée. Priez Dieu pour que ces âmes disparues accèdent à une vie supérieure. "
Une année s'est écoulée depuis le tsunami. C'était le moment de se souvenir des morts. Mais il était peut-être plus important de se souvenir de la vie et de la façon de la vivre pour que même la mort ne puisse pas nous toucher. --KaaliDaas |
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