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Une fête à Edachira :
La construction de maisons avec Amour et Compassion
11 décembre 2005 - Edachira : Panchayat d'Allapad, District de Kollam, Kérala.
Durant ces dernières semaines, la vie à Edachira, petite île au-delà des backwaters, ressemblait à une fête car villageois et résidents de l'ashram y travaillaient ensemble pour aider à la construction de maisons pour les victimes du tsunami.

Environ 1000 volontaires viennent chaque week-end, de toute la région, pour participer à ce séva de construction. Aujourd'hui, en dépit des fortes pluies du matin, plus de 100 personnes, hommes, femmes et enfants, sont venues aider.

Des monticules de sable, de gravier et de briques, alignés le long de la lagune, attendent d'être transportés par bateau jusqu'à Edachira où l'ashram bâtit 28 maisons. Dès 8h, les volontaires s'affairaient à remplir les sacs de sable et de gravier ou à passer les briques, de main en main, jusqu'aux bateaux.

En fait, nombreux parmi les volontaires n'ont jamais rencontré Amma. Mahendra, gemmeur d'arbre à caoutchouc, est venu de Kulathoopuzha pour aider.
" J'ai entendu parler d'Amma mais je ne l'ai pas encore rencontrée. C'est pour cet après-midi mais avant, je viens ici faire du séva " dit-il.
Saji, qui est capitaine sur un bateau pour touristes l'a accompagné ainsi que 4 autres personnes de Kulathoopuzha. Bien qu'aucun d'entre eux n'ait été affecté par le tsunami, ils voulaient tous donner un coup de main.

L'an dernier une très importante transformation s'est produite dans les villages autour d'Amritapuri. Les premières années, la plupart des villageois étaient indifférents aux activités caritatives de l'ashram dans la région. Même après le tsunami, durant les premiers mois, alors que les ashramites travaillaient 24h sur 24 pour construire des abris à Srayikkad, situé à deux km au Nord d'Amritapuri, très peu de gens se présentaient pour aider.
Après avoir vu et ressenti les effets produits par les efforts d'Amma, et après avoir été les témoins du dur travail réalisé par les résidents et les dévots, de nombreux villageois, aujourd'hui rivalisent d'énergie… à qui peut en faire le plus pour aider.

Prasad, un politicien, membre du Parti Communiste Indien à Azhikkal, fait partie des volontaires. Il a perdu sa maison lors du tsunami et il en reçoit actuellement une nouvelle de la part d'une autre ONG.
" Je suis sidéré de voir comment Amma a réagi face au tsunami, dit-il, ce que le gouvernement n'a pas été capable de faire, Amma l'a fait. Elle a travaillé si dur et si vite ! Je suis heureux de pouvoir aider les autres ".
Il avait rencontré Amma pour la première fois, il y a 20 ans, mais n'est devenu que récemment actif pour l'aider. Il est aujourd'hui en charge du satsang local d'Amrita Kutumbam.
" La vie est comme un tsunami, elle peut être perdue en un instant. Si quelque chose se produit dans le futur, nous avons besoin d'un idéal, d'une foi, d'un guru auxquels nous raccrocher. Je veux que mes enfants aient cette possibilité, je l'ai trouvé en Amma. "

Dans les villages alentours, des groupes de femmes ont organisé, quotidiennement ou une fois par semaine, des sorties pour venir aider. Suneeta, mère de trois enfants, est venue avec 10 autres femmes de son village de Klappana. Aucune d'entre elles n'a été touchée directement par le tsunami mais elles disent qu'elles sont venues pour exprimer leur amour envers Amma.

Ramani, une jeune mère de Vallikkavu, participe au satsang local (Amrita Kudumbam). Elle reçoit une pension de l'Ashram et elle aide car elle veut pouvoir donner à son tour quelque chose à Amma.

Quelques enfants sont là aussi. Nideesh, 14 ans, est venu aider avec ses 2 tantes. Il avait participé au Camp " yoga, anglais et sanscrit " organisé en mai, à l'ashram, pour les enfants victimes du tsunami. Lui aussi dit qu'il est venu là pour montrer son amour à Amma et lui donner quelque chose en retour. Ses 2 tantes et lui-même ont perdu leurs maisons dans la catastrophe.

Lorsque le travail de construction à Edachira sera fini, l'équipe partira pour une autre destination et la fête repartira de plus belle. Il reste encore ici quelques centaines de maisons à bâtir. L'amour d'Amma a touché et inspiré tant de cœurs que, peu importe où et quand, mais les gens se rassemblent pour aider ceux qui en ont besoin, et c'est alors une fête d'amour et de compassion qui s'élève spontanément.

Kannadi

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