| www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita | ||||
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| Transcription de la conférence de presse à Amritapuri |
| 23 Septembre 2005, Amritapuri |
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AMMA : Non, la reconnaissance par l'Organisation des Nations Unies a été accordée sur la base de tout le travail humanitaire que le Mata Amritanandamayi Math a effectué jusqu'ici. Avec cette reconnaissance, l'ONU peut confier au Math des projets à l'avenir. L'Ashram pourra également partager ses opinions avec les membres de l'ONU, et participer aux forums de l'ONU. Q : Dans le cadre de l'aide apportée suite au tsunami, combien de maisons le Math a-t-il fini de construire jusqu'ici ? AMMA : Nous avons fini 1.200 maisons, et la mise en place piliers enterrés pour encore 1.000 maisons est en cours. Le 27 septembre, nous remettrons 550 maisons aux bénéficiaires. Nous avons déjà terminé et avons remis 150 maisons. En premier, nous avons fini la construction des maisons à Ernakulam, puis à Aleppey, et à Kollam. Au Tamil Nadu, nous avons fini de construire des maisons à Nagapattinam et Kanyakumari, et les avons déjà remises. Q : Combien de temps cela a-t-il pris au Math pour construire ces 1.200 maisons ? AMMA : Pour les maisons construites dans le but de résister aux tsunamis, et qui ont besoin de piliers profonds, nous avons pris environ trois à quatre mois. Q : Combien de temps cela prendra-t-il pour finir les maisons ? AMMA : Nous devrions finir dans encore trois à quatre mois. Q : Il a été perçu que quelques organismes gouvernementaux n'ont pas coopéré avec le Math. Êtes-vous heureuse de l'attitude du gouvernement ? AMMA : Amma n'a rien contre le gouvernement. Elle ne prête pas beaucoup d'attention à ce que le gouvernement fait ou dit. Elle se concentre sur ce qu'elle peut faire pour la société. Juste après que le tsunami ait frappé, Amma a marché quatre kilomètres afin de participer au deepam de moksha, un jour de prières pour les âmes des défunts, pour évaluer la situation, pour voir combien de dommages le tsunami avait faits, pour évaluer l'impact des vagues, comment les maisons avaient été balayées par les vagues. Amma a dû étudier tant de détails minutieux afin qu'elle puisse bien faire le travail qu'elle était sur le point d'entreprendre. À ce moment-là, le gouvernement est venu avec un plan, et avait l'intention de faire quelque chose pour les personnes affectées par le tsunami à Cochin. Il n'y avait pas d'escalier, ni de pièce à l'étage. Amma a pensé que ce n'était pas le bon plan. Amma a suggéré que chaque plan pour de telles maisons devait avoir un escalier et une pièce à l'étage supérieur. Cela parce que les adultes et les enfants vivant ici vivent maintenant dans la peur. Même le changement du bruit du ventilateur, provoqué par les fluctuations du courant électrique, ou les bruits du vent, frappent de terreur le coeur des personnes traumatisées. Amma a également voulu que les maisons aient une structure qui repose sur des piliers, et non une structure porteuse, parce qu'un raz de marée peut causer l'effondrement d'une maison basée sur une structure porteuse. Les tsunamis peuvent même emporter des rochers énormes. Quand Amma a soumis ce plan, le gouvernement l'a accepté. Ainsi Amma n'a aucune divergence de vue avec le gouvernement. Q : Amma, la tentative récente envers votre vie a-t-elle renforcé votre mission ? AMMA : Amma n'a aucune crainte. Même le prochain souffle n'est pas entre nos mains. De toute façon, le corps périra un jour. Ainsi plutôt que de rouiller en ne faisant rien, il vaut mieux s'user à faire quelque chose de bénéfique pour la société. Donc il n'y a ni courage ni un manque de courage. Mais les enfants d'Amma craignent pour sa vie. Q : Le Math a t-il d'autres expériences dans les activités d'aide et d'assistance ? AMMA : Au Goudjarat, après le tremblement de terre de 2001, le Math a adopté trois villages et a construit 1.200 maisons. Nous avons également rénové des temples et des mosquées. En 1997, l'Ashram a fourni de l'aide pour les personnes qui avaient été affectées par le tremblement de terre à Lathur, dans le Maharashtra. Q : L'aide apportée suite au tsunami était-elle la première expérience que l'Ashram ait eu dans la construction de maisons ? AMMA : Le projet de logements n'est pas nouveau pour le Math. Nous avons été impliqués dans ce travail depuis 1996. Nous nous sommes engagés la première fois à construire 25.000 maisons, que nous avons finies en 2002. Alors en 2003, nous avons annoncé un projet de construction de 100.000 maisons à travers l'Inde. En plus de ceci, nous avons entrepris le projet de construction de maisons suite au raz de marée. Q : Est-ce que fournir des maisons aux sans-abri est la fonction principale de la mission d'Amma ? Est-ce que votre philosophie est centrée autour du foyer ? AMMA : Beaucoup d'autres choses existent : pensions, orphelinats, hôpitaux, protection de la nature... Amma n'a aucun projet. Amma ne fait que couler, comme un fleuve. La plupart des projets qu'Amma a entrepris se sont produits spontanément quand les situations l'ont exigé. Née et élevée dans ce village, Amma a vu la situation difficile et pitoyable des villageois ne pouvant pas dormir la nuit quand il pleut, quand leurs toits couverts de chaume fuient. Certains d'entre eux avaient des filles adultes dans leurs maisons. La plupart des personnes ici travaillent comme pêcheurs. Si elles font une bonne prise, elles auront de quoi manger ; sinon, elles n'ont rien à manger. Par conséquent le désir d'Amma durant toute sa vie est que chacun devrait avoir un abri au-dessus de sa tête et au moins un repas par jour. Q : Il y a eu quelques reportages comme quoi des maisons construites par le gouvernement dans les îles d'Andaman n'ont pas été satisfaisantes. Le gouvernement avait mis en uvre son projet sans penser à ce que les gens tribaux avaient pour habitude d'utiliser et à ce dont ils ont besoin. Par exemple, le gouvernement a construit des maisons avec des toits en fer-blanc. Est-ce que le Math prend tout ceci en considération avant d'aller plus avant dans le projet de logement ? Y a-t-il des experts conseillant Amma ? AMMA : Il y a des dévots qui sont des ingénieurs et des architectes, y compris des experts d'IIT qui sont des bénévoles, qui conçoivent et construisent selon la coutume et la culture locales. Certains des dévots laïcs, qui sont des professionnels dans ce domaine, sont également activement impliqués dans les travaux de construction. Environ 500 d'entre eux vont chaque matin pour effectuer ce travail de seva , y compris porter des briques et apporter des matériaux de construction sur site. Nous n'avons pas construit de maisons avec des toits en fer-blanc. Q : Amma a-t-elle eu une prémonition du tsunami avant qu'il ait frappé ? AMMA : Amma n'aime rien prévoir. Même si Amma sent quelque chose, elle ne l'exprime pas ouvertement. Cependant, en 2002, à la fin du tour des USA à Boston, Amma a senti que quelque chose de mauvais se produirait pendant la période s'étalant de la fin de 2004 et en 2005. Ainsi Amma a indiqué aux dévots que cette période serait difficile pour le monde entier, et a demandé à chacun de chanter, "Lokah Samastah Sukhino Bhavantu" ("Puissent tous les êtres dans tous les mondes être heureux"). Les dévots ont fait circuler ce message par email. Quelques dévots des USA étaient si effrayés qu'ils ont voulu émigrer en Australie ou au Canada. Quand le tsunami a frappé, il y avait environ 1.200 Occidentaux ici dans l'ashram. Il y avait un total de 20.000 personnes ici. Juste avant le tsunami, des gens sont allés au bord de la mer parce qu'ils avaient entendu dire que la mer avait reculé. Mais Amma les a avertis que la mer refluerait, et donc a demandé à chacun de monter dans les étages. Amma a également demandé à chacun de conduire leur voiture sur le continent. Si toutes ces mesures n'avaient pas été prises, au moins 5.000 personnes seraient mortes [dans l'ashram]. Plus de personnes seraient mortes ici que n'importe où ailleurs. Q : Amma, pensez-vous qu'il y aura des calamités naturelles semblables à l'avenir ? AMMA : Quand Amma examine la nature, elle voit que la fureur de la nature n'a pas encore diminué. La nature est encore turbulente, agitée. Seul le vent frais des prières peut changer ces nuages sombres. Seul ce moment est à nous ; même le prochain souffle n'est pas à nous. Amma a entendu que la durée de vie du papillon est seulement d'un jour, pourtant il bat des ailes alentour, joyeux. De même, nous devrions vivre joyeux. S'il y a de la peur, vous ne pouvez pas vivre heureux. Q : Qu'a fait le Math pendant la mousson récente qui a frappé Mumbai (Bombay) AMMA : Le Math a envoyé deux ambulances entièrement équipées pour les soins intensifs, ainsi que du personnel médical et paramédical. Nous avons apporté des médicaments pour une valeur de 20 lakhs de roupies. Nous avons été présents pendant deux semaines, fournissant nourriture, médecine, vêtements, navires, etc. Q : Combien avez-vous reçu en termes de donation pour vos activités d'assistance lors du tsunami ? AMMA : Nous n'avons jamais demandé de donations. Nous n'avons pas même annoncé une collecte de fonds dans nos publications faites par l'ashram. Amma également n'a pas voulu que les dévots sollicitent des fonds. Mais 60 pour cent des dévots d'Amma ont une attitude de sacrifice pour le monde. C'est la vraie richesse d'Amma. Q : Quelles sont les futures activités du Math ? AMMA : Avant le tsunami, Amma avait pensé à entreprendre deux projets. L'un concerne le taux de suicide au Kerala, qui est beaucoup plus élevé que celui d'autres états. Amma veut faire quelque chose à ce sujet. L'autre projet est de réhabiliter les femmes qui vivent du sexe à Mumbai (Bombay) et Kolkata (Calcutta) - en créant plus de prise de conscience parmi elles, en introduisant des programmes de travail indépendant, en construisant des écoles pour leurs enfants. Mais en raison du tsunami, nous n'avons pas pu investir des fonds dans ces programmes. Selon les derniers chiffres, il y a 35.000 personnes qui vivent du sexe rien que dans Kolkata, la plupart du temps, des filles entre huit et treize ans. Si nous les sauvons avant qu'elles n'aient 18 ans, elles doivent être retournées à leur famille, selon la loi. Et si cela se produit, elles seront à nouveau vouées à la prostitution. Donc il y a des vides juridiques. Amma est en cours de discussion à propos de ce projet avec des experts juridiques. Q : Amma, pourriez-vous développer sur le projet qui consiste à s'attaquer au problème du suicide ? AMMA : Amma fait une étude sur ce sujet. La chose la plus triste est que les parents qui veulent se suicider tuent en premier leurs jeunes enfants. Amma a demandé à une équipe de dévots de recueillir des coupures de journaux sur les cinq dernières années, et d'enquêter au sujet de ces personnes qui se suicident, afin d'étudier ce problème en détail. Amma pense également à démarrer un village pour des personnes avec des tendances suicidaires, de sorte que nous puissions nous occuper d'elles personnellement. Les enfants de tels parents sont plus susceptibles de développer des tendances suicidaires. La majeure partie de ces personnes a emprunté lourdement aux usuriers. Q : Vous parlez du dharma, mais en même temps ce que nous voyons ici ce sont beaucoup d'activités de bien-être social. Aimeriez-vous être considérée comme chef religieux, chef spirituel ou travailleur social ? AMMA : Amma n'a aucun désir. Vous pouvez l'appeler comme vous voulez : "mère," "elle," "femme".... Cela lui est égal. Amma s'est offerte au monde. Une fois que vous devenez une offrande, vous n'avez aucune réclamation. Q : Amma, vous avez un si grand nombre de personnes qui vous suivent et vous êtes si puissante et les gens vous adorent. Avez-vous jamais pensé à entrer en politique ? Vous gagneriez. AMMA : Amma n'a aucun désir d'entrer en politique, parce qu'en politique, il y a toujours deux (deux partis politiques). Quand vous représentez un parti politique, vous ne pouvez pas servir la société entièrement. Si vous gouvernez, il y a une opposition. Amma n'a aucun parti, elle peut servir chacun ; elle peut servir mieux. Si le gouvernement obtient 1.000 roupies, seulement 10 roupies vont au peuple parce que le gouvernement doit payer son administration et les travailleurs. C'est comme verser de l'huile d'un récipient à l'autre. Avant que nous n'atteignions le dernier récipient, il n'y a plus aucune huile. Tandis que si Amma obtient 10 roupies, celles-ci vont au peuple comme s'il y avait 1.000 roupies, parce que dans l'ashram d'Amma, il y a des dizaines de milliers de personnes voulant servir sans rémunération. |
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Mata Amritanandamayi - Maison Amrita |
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