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Brique par brique :
17 août 2005, Amritapuri

Brique par brique : Chaque jour, dans les zones qui furent touchées par le tsunami situées tout au long de la côte, des volontaires de l'Ashram participent à la construction de nouvelles maisons. Dans l'Alapad Panchayat, les fondations de 1360 d'entre elles sont achevées. L'étape suivante consiste à transporter les briques nécessaires à l'érection des murs de chaque maison. Comme la plupart des sites de construction ne sont pas accessibles par route, c'est à la main [et à pied] que se fait la plus grande partie du transport des briques. Ici Sharada, une petite fille originaire de Suisse, passe sa matinée avec d'autres volontaires à aider au transport des briques pour la construction d'une nouvelle habitation. Tout un chacun est bienvenu pour faire ce qu'il peut dans le cadre des opérations de secours aux victimes du tsunami.

Brique par brique :
Reconstruction de maisons pour les victimes du tsunami
19 août 2005 -Vellannathuruthu, Alappad Panchayat, dictrict de Kollam, Kérala
Alors que les rayons du soleil matinal dardent à travers la voûte du feuillage des cocotiers, ombrageant Vellannathuruthu, le groupe de dévots et de disciples d'Amma va et vient péniblement le long d'un des sentiers couverts de boue du village côtier, transportant des tas de briques, essentiellement sur la tête.

C'est un dur labeur. Mais les hommes et les femmes, et parfois même, des enfants, travaillent régulièrement, sans se plaindre, s'efforçant d'achever aussi rapidement que possible les 1400 maisons que l'Ashram construit dans le Panchayat d'Alappad, dans le cadre du programme en faveur de la réhabilitation des victimes du tsunami.

La construction est en cours depuis les deux derniers mois, et comme les fondations de 1360 maisons sont déjà terminées, le travail à réaliser présent est la construction des murs de briques.

Le problème est que les emplacements à l'intérieur du pays du Panchayat Alappad sont presque uniquement accessibles par des sentiers escarpés et sinueux, couverts de boue - sentiers que les vaches pleines ont souvent du mal à emprunter, alors que dire des camions qui transportent plusieurs tonnes de briques. La saison de la mousson a rendu la terre très boueuse, ce qui rend les choses plus difficiles encore ; de petites mares débordent à présent, et l'eau submerge parfois les sentiers sur toute la surface. De ce fait, les camions ont déchargé les briques dans des emplacements centraux dans tout le Panchayat, et les ashramites passent leurs matinées à les trimbaler inlassablement du point A au point B.

En toute franchise, au bout d'une période de travail de quatre heures, les hommes et les femmes ont l'air complètement épuisés, mais ils gardent le moral, grâce à leur motivation d'aider les familles, sans abri depuis huit mois, à retrouver une vie normale. " Quand j'ai vu les images du tsunami à la télévision en Europe, je me suis senti si triste de ne pouvoir pas être là-bas pour aider, dit Ed De Wilde, un Belge de 54 ans qui est actuellement en séjour à Amritapuri avec sa famille. J'ai fait un don, mais ce n'était pas la même chose que d'être ici pour aider en personne. Alors, maintenant, je suis heureux d'être ici et de pouvoir vraiment aider les victimes du tsunami. "

La plupart des Occidentaux préfèrent porter les briques dans les bras, empilant un tas devant leur corps ou bien ils remplissent de briques un grand sac de riz qu'ils transportent sur le dos. Mais quelques-uns ont adopté la méthode indienne traditionnelle qui consiste à remplir un panier avec sept ou huit briques, et à le transporter sur la tête. Quand on demanda à un Occidental comment il se sentait après avoir appliqué la méthode indienne pendant plusieurs heures, il répondit en plaisantant : " J'ai perdu une dizaine de centimètres ! "

Certains Brahmacharis, qui utilisent une planche en bois pour soutenir leur chargement, font des trajets réguliers avec au moins seize briques empilées de cette manière. En plus de cela, le fait de patauger dans l'eau jusqu'aux genoux peut transformer chaque trajet en un véritable exercice de détachement. Mais dans l'histoire de l'Ashram, transporter seize briques est une bagatelle. Quand le premier groupe des brahmacharis d'Amma a construit le temple d'Amritapuri, l'un des sannyasins (swamis) actuels a battu le record de l'Ashram, en transportant 45 briques sur sa tête.

Le seva des briques va très probablement continuer pendant plusieurs mois encore. Comme chaque maison comporte 13.000 briques, cela implique qu'il y a 18,2 millions de briques à déplacer en tout. Mais ce chiffre ne décourage absolument pas la main d'œuvre d'Amma. " Nous ne faisons rien, dit un des brahmacharis qui apporte son aide, Amma fait tout, alors pourquoi s'inquiéter ? "

Tulasi

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