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Formations et Emplois à AIMS - Nouvel espoir - 1ère partie
26 avril 2005
Un couple près de sa maison en ruines, c'est le filet de pêche qui tient le 'toit'Une catastrophe naturelle a balayé tout ce que vous aviez - maison, biens, argent et certains membres de la famille.

Vous, vous avez survécu. On vous a aidé à vous nourrir et à trouver un abri. Mais vous devez tout recommencer à zéro.

Une famille de pêcheurs (la mère et l'enfant)Au bout du compte il faudra que vous subveniez à vos besoins et à ceux de votre famille.

Au Kérala, tout de suite une main s'est tendue. Immédiatement, le M.A.Math, est monté au créneau ; c'est une organisation humanitaire du Kérala qui travaille également dans toute l'Inde. Après avoir participé aux premières opérations de secours (évacuation, abris provisoires, nourriture, vêtements etc.) le Math est resté actif, pensant à l'avenir. Prêt à aider à répondre à cette question : Comment ?

Un pêcheur qui montre ses filets près des débris de ses bateaux.Comment des gens qui vivaient de la pêche (de façon précaire dans le meilleur des cas), qui ont perdu leurs bateaux et dont les ports sont abîmés font-ils pour gagner leur vie maintenant?

Ils n'ont aucune expérience, aucune formation, ni aucune ressource pour les acquérir ni aucun contact.

Aucun espoir.

Aucun espoir jusqu'à ce que quelqu'un vienne vers eux avec ces mots : Si vous acceptez la formation, nous vous l'offrons et nous vous embaucherons ou nous vous aiderons à trouver du travail ailleurs.

C'est aussi simple que cela. Mais c'est cela qu'il faut.

Formation Paramédicale - Nouvel espoir - 2ème partie
avril 2005
Dans le mois qui suivit le tsunami, le Math commença à subvenir aux besoins des survivants du tsunami à Alappad Panchayat (et dans d'autres régions d'Inde également)

Le Math offre des formations et des emplois aux gens pour leur permettre de gagner leur vie entre autres comme tailleurs, chauffeurs, électriciens, plombiers, agents de sécurité, et personnel paramédical. Au Kérala, AIMS (L'Institut Amrita des Sciences Médicales, l'hôpital de pointe super spécialisé du Math situé à trois heures de route au nord d'Alappad Panchayat) est l'un des principaux centres de cette opération.

Voyez le programme des formations et des offres d'emploi de AIMS qui est ouvert aux jeunes des deux sexes qui ont réussi leurs examens de fin d'études secondaires. Avant la fin janvier, le premier lot d'étudiants a quitté la vie dans un village de pêcheurs pour aller en ville et se lancer dans une aventure inattendue.

Il régnait un mélange d'excitation et de curiosité teinté d'une pointe d'impatience quand les jeunes gens se rassemblèrent au Math pour prendre le car qui devait les conduire à AIMS dans le nord afin d'y entreprendre leur formation paramédicale.

Ces jeunes hommes et femmes qui suivent cette formation, plus de 200 en tout, sont nourris et logés dans l'enceinte de l'hôpital. On leur a donné des uniformes et des vêtements de ville, ainsi qu'une allocation mensuelle de 500 roupies pour venir en aide à leur famille ; surtout, on leur enseigne ce qui est nécessaire à leur formation pour intégrer une profession paramédicale. Le tout, gratuitement.

Plus de deux cents jeunes, hommes et femmes d'Alappad Panchayat ont rejoint le premier groupe d'étudiants pour suivre le programme de formation paramédicale d'AIMS. La plupart d'entre eux préparent un diplôme d'aides-soignants, mais quelques-uns suivent une formation de manipulateurs en radiologie, de secrétaires de service, d'assistants de bibliothèque médicale, etc.

Naturellement, quand des jeunes gens sont déracinés pour vivre dans un milieu nouveau, il y a une période d'adaptation. La situation peut être particulièrement difficile pour eux quand ces jeunes gens viennent de subir un traumatisme tel que le tsunami. Les étudiants de AIMS ont la chance d'être pris en charge par une femme très maternelle : Mohanamma. " Une fille dit que quand elle ferme les yeux, elle voit sa sœur se noyer, " raconte Mohannamma et elle ajoute que quand les filles sont bouleversées, il y a des nuits où elles viennent dans sa chambre pour se faire consoler ; il arrive même qu'elles y restent pour passer la nuit avec elle ! "

Mohanamma dit que, parce que jusqu'alors beaucoup de ces jeunes gens n'ont jamais eu à dépendre de qui que ce soit, certains ont eu du mal à tant recevoir. Chaque jour le Math envoyait des fournitures à AIMS - de tout : des vêtements jusqu'à de la literie en passant par des affaires de toilette. Tout ce dont un étudiant peut avoir besoin, est fourni par le Math. Y compris une allocation de 500 roupies ( beaucoup d'étudiants envoient cette somme à la maison pour aider leur famille.)

Nouvel espoir - 3ème partie (Formation Paramédicale)
Mai 2005

Chaque étudiant (victime du tsunami) reçoit 500 roupies à la fin de chaque mois. Swamini Krishnamritaprana a distribué les premières mensualités à la fin de février quand les étudiants sont venus au Math. Dans un geste de responsabilité familiale en ces temps difficiles beaucoup des étudiants ont immédiatement fait passer leur allocation à leur famille.

Par chance, comme tous les bénéficiaires du programme d'aide étaient dans la même situation de besoin, les jeunes ont fini par se sentir plus à l'aise pour accepter l'aide qui leur était offerte. Mais pour ceux qui trouvent la dépendance difficile à vivre, le jour où leur formation les aura rendus prêts pour l'emploi et où ils commenceront leur nouvelle carrière, ce jour-là aura une douceur particulière. Les étudiants parlèrent de la manière dont le programme paramédical avait vu le jour. Un jeune homme dit : "Quand Amma distribuait la nourriture dans tous les camps de réfugiés, elle enquêtait en même temps sur les gens qui étaient là, ceux qui avaient fait des études, ceux qui pouvaient en faire, et ceux qui voulaient du travail". Une des jeunes étudiantes raconta ce qu'elle avait vu : "Amma a envoyé des brahmacharis et des brahmacharinis (des résidents du Math) pour demander si des gens étaient intéressés par des cours d'infirmiers ou d'autre chose. C'est ainsi qu'Amma rassembla des candidatures de chacun des camps, et c'est de cette manière qu'elle a décidé quoi proposer.

Parlant de l'intérêt extrême qu'Amma portait à ce programme, Mohanamma, à la tête des institutions Amrita, dit : "Pendant quinze jours Amma téléphonait un jour sur deux, pour prendre des nouvelles des gens et donner des conseils". Mohanamma fit une pause, réfléchit puis continua : "Elle me donnait également du courage, sans quoi je n'aurais pas été capable de le faire !".

Mohanamma n'a pas été la seule à devoir changer ses habitudes quotidiennes. En effet, la vie d'étudiante est sans aucun doute différente de la vie dans un village de pêcheurs. "Auparavant je n'étais pas ponctuelle, mais maintenant il y a de la discipline. Nous devons aller en classe à l'heure et être à l'heure aussi pour les repas à la cantine, ou manquer le repas ! Alors maintenant nous sommes très disciplinés", remarqua l'un des étudiants. Les autres exprimèrent leur accord autant que leur reconnaissance pour ce nouveau mode de vie.

Nouvel espoir - 4ème partie
Mai 2005

Quelques semaines après le début du programme à AIMS, ce groupe d'étudiants se réunit pour parler de leurs expériences et de leurs visions. Mohanamma (en sari blanc), la coordinatrice de leur programme, est là avec eux.

Ce qui n'est pas différent de la vie au village c'est que les gens de toutes les religions sont mélangés. Naturellement, du fait que l'Inde est à majorité hindoue, la plupart des étudiants sont hindous. Mais comme les institutions Amrita emploient et servent sans distinction des gens de toutes religions, ce ne fut pas surprenant lorsque l'un des étudiants chrétiens dit qu'il était tout à fait à l'aise à AIMS. "Il n'y a pas de discrimination entre hindous et chrétiens" dit-il simplement.
Quant à la qualité de la formation infirmière offerte aux jeunes victimes du tsunami, il semble ne faire aucun doute qu'elle est exceptionnellement bonne : "J'avais déjà un diplôme et un travail comme aide soignante" dit une jeune femme, mais constatant la supériorité de la technologie et des méthodes employées à Aims, elle réalisa qu'il y avait beaucoup plus à apprendre. "Après ma visite ici, continua-t-elle, j'ai quitté mon travail et me suis engagée dans cette formation. C'est seulement après cela que je recommencerai à travailler".

Détachées de leur travail habituel à AIMS, ces trois femmes ont été appelées à s'investir totalement dans l'enseignement auprès des étudiants du tsunami.

Cette femme sera peut-être parmi les étudiants qui montreront une aptitude particulière pour les études paramédicales. Le Math est prêt à prolonger leur formation en leur offrant l'hébergement et l'enseignement gratuits afin qu'ils puissent entrer à l'école d'infirmiers et obtenir une qualification. Cependant la plupart termineront cette année d'étude et chercheront immédiatement du travail. Là encore, ils auront un avantage, car le Math a de nombreux hôpitaux dans différentes régions de l'Inde. Dès qu'ils auront terminé avec succès la formation les nouveaux aides soignants recevront des propositions d'emploi salarié dans les institutions médicales Amrita. Il se peut que certains choisissent de retourner dans leur village, où, particulièrement depuis le tsunami, ils trouveront du travail auprès de personnes ayant besoin de soins à domicile. Voilà l'avenir inattendu qui va s'ouvrir à eux.

Quel était le besoin ?
De la formation, des opportunités et des relations.

Qu'est-ce qui a été offert ?
Tout ce qu'il fallait.

Quel fut le coût pour les participants ?
Etre prêt à essayer.

Quel est le résultat ?
L'espoir.

L'éducation à AIMS et les offres d'emploi
Mai, 2005
(Les chiffres suivants sont en perpétuelle évolution mais ceux figurant ci-dessous sont exacts à Avril 2005)
Date à laquelle les programmes ont démarré à l'AIMS Fin janvier 2005
Nombre total de jeunes gens et de jeunes femmes du tsunami concernés par les programmes AIMS 259
Parmi celles comptabilisées ci-dessus, nombre de personnes employées maintenant par l'AIMS 52
Parmi ce total, nombre de personnes qui suivent maintenant une formation (non paramédicale) 11
Nombre de stagiaires paramédicaux dans cette session (la première) 196
Date prévue de fin d'études pour les personnes de cette première session Jan / Fév 2006
Jusqu'alors, salaire mensuel des étudiants 500 Roupies
Salaire mensuel des stagiaires /employés 600-1000 Roupies
Parmi les jeunes gens appartenant aux Alappad Panchayat qui ont immédiatement décroché un emploi à l'AIMS, se trouvent ces douze électriciens, et hommes et femmes qui travaillent dans des secteurs divers.
Certains sont assistants de laboratoire, ou membres de la force multimédia, ou travaillent en tant que secrétaires judiciaires ou aides soignantes dans des unités de soins intensifs, etc.

-Janani
correspondant pour M.A MATH

 
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