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4 janvier 2005 - Amritapuri

" Mes enfants sont ma force " a déclaré Amma à un groupe de journalistes de Delhi venus l'interviewer à propos des 23 millions de dollars qu'elle consacrera au secours des victimes du tsunami en Inde du Sud. Cette déclaration venait en réponse à la question de savoir comment Amma était à même d'engager une telle somme dans cette aide.

" Les brahmacharis (moines selon la tradition hindoue) travaillent 18 heures par jour " dit Amma. " Ce sont eux qui font les maçons et conduisent les camions et les engins mécaniques. Il n'y a pas de salariés. Tous les matériaux - les briques, les fenêtres, les portes, les tables, les chaises, les lits… - sont fabriqués par nos brahmacharis. L'électricité, la plomberie et la construction sont toutes faites par nos brahmacharis. Ce n'est là rien de nouveau pour nous. En ce moment même nous construisons des 'Amrita Kuteerams' (maisons données aux sans-abri) dans 47 sites sur toute l'Inde - 14 villages au Tamil Nadu, Kadappa en Andhra, Ajanta Nagar à Pouna…
Environ 2000 ashramites résident ici. Ils travaillent jour et nuit et ne réclament aucun paiement pour leur travail. "

" J'ai beaucoup de bons enfants " dit Amma en se référant à ses millions de dévots de par le monde. " Ils font tout ce qui est en leur pouvoir ". Amma continua en disant que même de jeunes enfants font des poupées et des petites statues pour les vendre, de manière à pouvoir donner ce qu'ils ont ainsi gagné à leur Amma bien-aimée.
" Certains enfants, lorsque leurs parents leur donnent de l'argent pour leur anniversaire ou s'ils leur proposent d'acheter une glace, disent qu'ils préféreraient donner cet argent à Amma, leur expliquant qu'Amma pourrait l'utiliser pour aider des enfants démunis. D'autres enfants viennent offrir leurs économies à Amma pour qu'elle achète des stylos pour les étudiants pauvres. Amma ne veut pas accepter cet argent - car d'autres enfants n'ayant rien à offrir pourraient être tristes - mais quand Amma voit la bonté de leur cœur, elle n'a pas le choix. Le gouvernement ne peut pas tout faire par lui-même. Ces enfants donneraient-ils cet argent au gouvernement avec le même amour comme ils le donnent à Amma ? D'autres organisations d'aide non gouvernementales doivent s'engager pour apporter leur soutien, comme cela se produit pour le désastre actuel. "

Amma continua en expliquant comment, lorsque le gouvernement attribue une somme pour des secours, une partie est dissipée en salaires ou indemnités. Amma compara la situation au fait de verser de l'huile d'un verre dans un autre puis encore un autre et ainsi de suite. " A la fin, il ne reste presque plus d'huile, dit Amma, l'huile a été perdue en adhérant aux parois des verres. Ainsi 1000 centimes deviennent 100 quand ils arrivent aux destinataires. Alors que si nous recevons 10 centimes, nous ajoutons nos efforts à cette somme et ainsi la multiplions. Amma ne blâme pas le gouvernement, bien sûr, les fonctionnaires ont besoin de gagner leur vie et la marche du gouvernement doit être entretenue. "

Amma expliqua qu'elle attribuait tous les accomplissements de l'ashram au détachement et au service désintéressé de ses enfants - qu'elle n'a jamais passé du temps à calculer si un projet qu'elle était inspirée d'entreprendre était réalisable ou non avant de le lancer. Quand Amma en sent la nécessité, elle s'y engage et par la grâce, ils ont toujours abouti. Comme exemples, Amma cita AIMS, l'hôpital ultra-moderne de 1200 lits de Kocchi qui soigne les démunis, et les trois villages que l'ashram a entièrement reconstruits au Bhuj après le tremblement de terre de 2001. Amma dit : " Je suis sûre que cet apport financier va aussi se concrétiser. "

Quand un journaliste de Rastriya Sahara demanda à Amma quel était son mantra-racine (c'est à dire la formule secrète ou recette magique de son succès) Amma suggéra que peut-être les gens trouvent en elle ce qui est essentiel pour tous mais qui leur manque. Questionnée plus loin, Amma répondit que c'était " l'amour ".

" Il y a deux types de pauvreté, ajouta Amma, la pauvreté matérielle et la pauvreté en amour et compassion. Si l'amour et la compassion sont éveillés, alors l'autre type de pauvreté disparaît par là-même. "

" Je ne prétends pas avoir accompli quoi que ce soit, dit Amma, ce sont mes enfants qui ont rendu tout cela possible. Mes enfants sont ma richesse, ils sont ma force "

-Kannadi

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