| www.amma-france.org Mata Amritanandamayi - Maison Amrita | ||||
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| Des enfants d'Amma racontent leur expérience. |
L'amour nous libérera - même des prisons Le 6 septembre 2002, moi, Themba Kelly, j'ai été arrêté. Le chef d'inculpation n'était pas légal. Cependant, je sais maintenant que cela faisait partie du plan de Dieu. J'étais sur la voie de la destruction, et c'est précisément cette grâce-là, et elle seule, qui m'a sauvé. J'ai grandi à East Garfield Park, dans le quartier ouest de Chicago. A l'époque, c'était le deuxième quartier le plus pauvre du pays. En raison de la violence et du manque d'amour de mon environnement, et du manque d'amour pour moi-même, il me fut facile de partir en quête d'amour. J'entrais dans une bande de rue, et je commençais à vendre de la drogue et à me droguer. Avant d'avoir eu 16 ans, j'avais déjà reçu un coup de feu dans la poitrine. J'ai toujours une balle à quelques centimètres du cur. Assumer les conséquences de mes actions (ou mon karma) a été douloureux, pourtant je suis plein de gratitude car cela m'a fait me rapprocher de l'expérience de l'amour véritable. A l'âge de dix-huit ans, j'ai découvert un autre mode de vie et j'ai arrêté de fréquenter les bandes. J'ai changé lorsque j'ai appris que les cultures anciennes de mes ancêtres étaient fondées sur la sagesse et l'amour. Cette connaissance m'a permis d'aborder ma propre vie sous un angle différent. J'avais réussi à couper mes liens avec les bandes de rue, mais j'étais toujours hanté par ma dépendance par rapport aux drogues. J'avais bon cur, mais j'étais un cas désespéré. Malgré tous mes comportements chaotiques, un peu de grâce était restée en moi à travers mon bon cur, même si je ne le voyais pas à l'époque. Pour essayer de me sauver la vie, mes parents m'envoyèrent à New York. Pendant un moment, cela fonctionna. Je devins le filleul d'un couple merveilleux, qui me donna l'occasion de faire des recherches à l'Académie pour la paix. Finalement, j'ai réussi, à force de travail, à atteindre le grade de directeur adjoint, mais ma dépendance continuait de me hanter. Un jour, en feuilletant un magazine, je suis tombé sur une annonce, et pour la première fois de ma vie, je vis le visage de Mata Amritanandamayi. Le beau sourire d'Amma et le fait que le programme était gratuit attirèrent mon attention. Le mot " gratuit " voulait dire beaucoup pour moi car à l'époque, j'étais indigné par le mouvement " new age ". En effet, certains groupes faisaient payer des sommes énormes pour des choses dont je savais au plus profond de moi qu'elles devraient être données. Je sus qu'il fallait que j'aille la rencontrer. Quand je suis arrivé au Temple universaliste sur Central Park West à New York, j'ai immédiatement retrouvé mon innocence d'enfant. Même si mon ego dégageait encore quelques relents de scepticisme, je fut tout de suite charmé par l'aura qu'Amma avait créé dans l'atmosphère. Mon intention était de rester quelques heures, puis de rentrer chez moi. Pourtant, je fus tellement imprégné par la belle énergie d'Amma que je restais jusqu'au moment de son départ au petit matin. Être avec elle, c'était trouver le paradis sur terre. Le temps et l'espace n'avaient plus d'importance, et mon rêve s'était finalement réalisé. Mon besoin profond d'amour était comblé en sa présence. C'était comme si elle était venue du ciel et de l'Inde exprès pour prendre dans ses bras un vaurien comme moi. Le plus drôle, c'était qu'environ un mois avant la venue d'Amma, j'avais eu un désir irrépressible de prendre dans mes bras tous les gens sur mon chemin, dont mon cur me disait qu'ils en avaient besoin. J'avais pris dans mes bras tout ceux qui passaient près de moi, du SDF inconnu à toute personne qui avait l'air d'en avoir besoin. Cela me stupéfia d'apprendre qu'Amma était surnommée " La sainte qui prend les gens dans ses bras ". Souvenez-vous, tout ceci arrivait à cet enfant qui avait une balle dans la poitrine, tout près du cur. J'étais un ex-criminel, un ex-drogué, un ex-SDF, un paria etc.. Pourtant, Amma ne s'est souciée de rien de tout cela. Elle était seulement préoccupée par le bien-être de son enfant. Cette nuit fut la nuit la plus forte de ma vie, et je ne l'oublierai jamais. Pendant cette soirée avec Amma, je pris un prospectus et je lus l'histoire d'Amma lorsqu'elle était petite. Je me sentis connecté à elle d'une manière encore plus profonde lorsque je lus qu'elle avait été un enfant battu, comme moi, et que sa famille la rejetait. La famille d'Amma pensait qu'Elle était folle, et je me sentais moi-même fou, ou plutôt " différent ". Je lus les paroles de Mère : " Nous ne sommes pas ici seulement pour expérimenter la félicité, mais pour aider l'humanité souffrante " et " J'ai renoncé à tout sauf à mes enfants ". Cela me stupéfia complètement. Ces paroles sont les plus profondes que j'aie jamais entendues. Pendant tout le programme, j'étais tellement immergé dans son amour que je ne suis même pas allé recevoir son étreinte physique. Au lieu de cela, je sentais son étreinte à travers chaque personne qu'elle prenait. Ceci fut la première expérience réelle et non intellectuelle de ce que les écritures appellent la libération, qui est une immersion totale dans l'amour. Cette nuit-là, il n'y avait plus ni intérieur ni extérieur, il y avait seulement Amma et l'expérience inextinguible de l'amour éternel, sans fin. Voilà ce que fut l'an 2000 pour moi. Puis, quelques mois après le départ d'Amma de New York, les choses recommencèrent à se compliquer pour moi. Mais pourtant, il y avait quelque chose de nouveau, profondément ancré dans mon cur. Quand Amma revint l'année suivante, j'emmenais dix personnes la voir avec moi. Tous ceux qui m'accompagnaient furent entièrement remplis de son amour. Cependant, vers le milieu de l'année 2002, je me retrouvais à nouveau perdu et SDF, le cur brisé et sans espoir. Cette fois, j'avais abandonné. Je ne voulais plus qu'une chose, mourir dans la rue. Mon ego me faisait croire que j'avais laissé tombé le monde entier, et que cela valait mieux pour moi d'être seul et comme mort aux yeux de ceux que j'aimais. Je n'étais même plus " Thembla ", car mon prénom " Thembla " signifie " L'espoir ", et j'avais perdu tout espoir. Ce fut à cette époque-là que je fus pris sur le fait pour un délit sans importance, puis relâché. J'étais convoqué au tribunal en septembre, mais le procureur de la République avança la date au mois d'août sans me prévenir. C'est là que je fus arrêté sans motif légal et mis en prison. Je ne le compris pas tout de suite, mais cela me sauva la vie. J'avais été sauvé de moi-même. Après trois semaines d'incarcération, j'allais un jour me promener seul dans la cour de la prison. Le soleil brillait et je commençais à chanter un chant que j'avais écrit pour Amma. Des larmes de gratitude coulaient sur mes joues pendant que je chantais les paroles suivantes : " Après toutes mes erreurs, quelqu'un m'aime encore et est descendu du ciel pour me prendre dans ses bras. Quelle grâce extraordinaire qu'un bon à rien comme moi puisse être autant aimé ! " Je pleurais comme un bébé. Je ne pouvais simplement pas croire que l'amour que j'avais ressenti dans la présence d'Amma était encore avec moi. Je veux dire que cet amour était encore plus fortement présent dans mon cur que jamais, et j'étais en prison ! Après cela, j'étais libre. J'avais reçu la grâce de pouvoir me pardonner entièrement. Ces larmes d'amour me donnèrent une plénitude totale. Après cela, je racontais à plus de soixante-dix détenus la qualité profonde d'amour que j'avais trouvée près d'elle, et j'enseignais la méditation à plus de vingt d'entre eux. Mon père m'envoya un livre sur l'expérience d'une femme avec Amma, " Le chemin de Mère ", dans lequel se trouvait l'adresse de l'ashram en Californie. J'écrivis une lettre à l'ashram, et Dayamrita Chaitanya, l'un des disciples d'Amma, me répondit et m'encouragea à continuer sur la bonne voie. Il m'envoya aussi d'autres livres et des photos d'Amma. Je lus et prêtais les livres autour de moi, et j'affichais immédiatement les photos sur mon casier et près de mon lit. Maintenant, Amma sourit à cinquante détenus. Un jour, afin de servir les autres autour de moi, j'eus l'idée d'organiser un dîner de Thanksgiving pour les détenus. Après le dîner, l'un des gardiens me dit qu'il n'avait jamais rien vu de comparable en prison, et quelques détenus me dirent que ce jour-là, ils avaient eu l'impression de ne plus être en prison. Certains ont écrit des récits sur leurs émotions ce jour-là, et j'espère pouvoir les publier un jour. Frère Dayamrita Chaitanya m'a tant aidé et tant aimé. Son esprit tolérant m'a aidé à me sentir encore plus près d'Amma. Il a aussi transmis des messages à Mère pour moi, même si j'ai toujours senti que son amour est avec moi en permanence. Un jour, pendant que j'écrivais une lettre à Amma, un frère qui n'avait aucune connaissance du chant ou d'autre chose que la simple photo d'Amma sur la porte de mon casier, se mit soudain à chanter Ma, Ma, Ma, Ma, Ma, Ma, Ma, Ma. Quand Amma m'a pris dans ses bras en 2002, c'est ce qu'Elle a chanté à mon oreille. Lorsque je demandais à ce frère pourquoi il avait dit " Ma, Ma, Ma, Ma, Ma, Ma, Ma, Ma ", il dit qu'il ne savait pas et que cela lui était venu comme ça. De telles expériences se sont produites ici fréquemment. Je ne sais toujours pas pourquoi Amma continue à m'aimer. Elle m'a appris à m'aimer, alors je ne me pose plus de question sur son amour ou sa volonté, je les accepte simplement. Voici, au mieux de ce que je peux faire, ce que je peux raconter de nos
expériences ici en prison avec " La Mère de la félicité
immortelle ". J'espère sincèrement et je prie pour
que mon expérience avec Amma puisse inspirer un de mes frères
ou une de mes surs à être ouvert à l'amour.
Si l'amour d'Amma peut m'atteindre même en prison, elle peut vous
atteindre dans votre chagrin et votre souffrance. J'ai une seule question
à poser à Amma : " Amma, comment
ton fils peut-il être encore plus au service de l'amour universel
? " A vous tous mes frères et surs, je vous aime. Themba Kelly (écrit en prison à New
York) Une lettre au ciel : Récemment, une lettre d'un prisonnier qui a connu Amma grâce à Themba Kelly est arrivée à Amritapuri. L'homme avait été très touché par les enseignements d'Amma et demandait à l'ashram de lui envoyer les livres d'Amma en hindi, sa langue maternelle. Si Amma est venue du ciel et d'Inde pour embrasser Themba, il peut maintenant partager l'amour et la lumière d'Amma avec d'autres, et aussi leur donner son adresse. |
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Mata Amritanandamayi - Maison Amrita |
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