Amritapuri, le dimanche 21 juillet 2002
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| On pouvait entendre l'effervescence dans le temple lorsque
la cloche sonna trois coups successifs. Elle n'avait pas sonné ainsi
depuis plus de deux mois. Trois sons de cloches signifient Amma. Amma est
rentrée de son tour aux USA. |
| En fait, la scène était semblable à
celle qui survint en mai dernier - des centaines de dévots d'Amma
se massèrent près des escaliers menant à sa chambre,
attendant patiemment. Alors qu'en mai, tout le monde attendait pour dire
au-revoir, cette fois, c'était pour dire bonjour. |
Bientôt,
la voiture d'Amma entra dans la cour. Quelques instants plus tard, elle
s'avança à travers la foule de disciples et de dévots
vers les escaliers menant à sa chambre. Pour ceux qui étaient
plus éloignés, la progression d'Amma se devinait grâce
à une simple fleur rouge, qu'elle faisait tournoyer au-dessus de
sa tête. Une fois sur les marches, Amma saisit la caméra vidéo
du photographe de l'ashram et commença à filmer la foule.
Son sourire était très communicatif. |
| De nombreux dévôts appelaient "Amma
! Amma !". Une femme cria "Amma,
bénis-moi en me donnant le discernement !" La répartie
d'Amma fut vive, "Si tu manges dans le noir,
mets-tu la nourriture accidentellement dans tes yeux, dans tes oreilles
? Tu as du discernement pour de telles choses. Pourquoi ne l'utilises-tu
pas dans d'autres circonstances ?". Amma gratifia chacun dans
la foule rassemblée d'un regard plein de bienveillance puis elle
monta vers sa chambre. |
Bien
sûr, tout le monde attendait qu'Amma apparaisse à sa fenêtre,
ce qu'elle fit bientôt. Tous la voyaient bien là-haut - les
enfants regardant leur Mère, la Mère regardant ses enfants.
Quelqu'un demanda "Amma, dis-nous quelque chose...".
Une fois encore, c'est le Maître qui parla :
"Parler est inutile. C'est comme deux avocats se querellant sans juge
- cela ne mène nulle part. La victoire est dans le silence." |
| Encore quelques instants, encore quelques rires, encore
quelques sourires. Puis Amma disparut derrière son rideau. |